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Le dollar américain va rester le meilleur refuge, et l’euro fait face à un hiver difficile, croit Michael Sager, directeur exécutif, multi-actifs et gestion des devises, Gestion d’actifs CIBC.

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« L’inflation persiste à des niveaux plus élevés que les marchés ne l’avaient anticipé, ce qui pousse les banques centrales à resserrer d’autant plus leurs politiques monétaires, et ce processus devrait se poursuivre dans les prochains mois un peu partout dans le monde. Les hausses de l’inflation et des taux d’intérêt ont absolument affecté les devises », constate Michael Sager.

Selon l’expert, le principal bénéficiaire de cette situation est le dollar américain, qui tend à profiter des périodes d’incertitude et de stress sur les marchés. Mais il garde aussi un œil sur les devises des pays qui présentent des éléments fondamentaux attractifs sur le long terme, comme de belles perspectives de croissance et un faible endettement, et qui ne sont pas fortement corrélés au ralentissement économique du reste du monde. Il mentionne notamment le peso mexicain et la roupie indienne.

« Nous tendons à parier sur ces devises au détriment de celles qui sont davantage cycliques, comme les dollars canadien et néo-zélandais. Ils montent quand la croissance mondiale est forte et chutent quand elle faiblit », explique Michael Sager.

Mais la souffrance de ces devises n’est rien à côté du calvaire qui attend celles de l’Europe occidentale dans les prochains mois, estime-t-il.

« Le ralentissement économique est un phénomène mondial, mais il est particulièrement prononcé en Europe, où la crise de l’énergie fait rage. Nous sommes pessimistes pour l’euro, la livre et les devises voisines comme la couronne suédoise. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.