Le marché va continuer à ralentir partout dans la prochaine année, à l’exception notable de Montréal, dit Benjamin Tal, économiste en chef adjoint à la CIBC.

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« Qui veut comprendre le marché immobilier canadien doit comprendre Vancouver et Toronto, et plus particulièrement le secteur des condos neufs. Aujourd’hui, 48 % des ventes vont à des investisseurs, et 45 % de ces derniers perdent de l’argent sur leur investissement, parfois plus de 1 000 $ par mois », observe Benjamin Tal.

En revanche, leur investissement s’est apprécié de 40 à 50 % dans bien des cas. On peut donc se demander s’ils vont continuer à acheter ou même commencer à vendre, d’autant plus que les taux menacent de grimper. Mais selon l’expert, qui se base en partie sur des groupes de disussion avec les intéressés, la plupart d’entre eux conservent une vision à « très long terme » et croient que leurs propriétés vont continuer de s’apprécier.

« Dans l’ensemble, même si le marché ralentit un peu, il ne va pas dérailler. Il ne fait que revenir à un équilibre normal. Cela est dû en partie à l’imposition de taxes sur les achats des investisseurs étrangers, et à la hausse des taux de qualification hypothécaire. Moins de Canadiens sont admissibles à un prêt désormais. On voit donc la demande baisser », dit Benjamin Tal.

L’économiste rappelle que Vancouver et Toronto ont connu une très chaude année 2016. Il est donc normal que le marché se refroidisse. Le plus gros ralentissement s’est fait parmi les maisons individuelles, qui sont plus chères, mais les condos vont aussi ralentir dans les 12 prochains mois en raison de nombreux projets en construction.

Tout cela pour le bénéfice des propriétaires montréalais, selon M. Tal.

« Dans le reste du Canada, Montréal se distingue car elle n’a pas de taxe sur les achats d’investisseurs étrangers contrairement aux marchés de Vancouver et Toronto. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.