Homme d'affaire s'apprêtant à faire éclater une bulle avec une aiguille.
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Le secteur des TI peut paraître surévalué, mais c’est sans compter le potentiel de croissance qu’il lui reste, croit Jonathan Mzengeza, gestionnaire de portefeuille en technologies à Gestion d’actifs CIBC.

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« Les chances de connaître une nouvelle bulle technologique sont très basses actuellement, pour plusieurs raisons. D’abord, beaucoup de ces entreprises en apparence surévaluées sont rentables et même profitables, contrairement à celles de la bulle des années 1999-2001. Et elles ont encore devant elles un fort potentiel de croissance si on se fie à leurs faibles parts de marché », dit Jonathan Mzengeza.

Selon l’expert, le risque se trouve plutôt du côté des facteurs ESG (environnemental, social et de gouvernance). « Nous prêtons attention aux entreprises qui ont d’importantes parts de marché dans des secteurs que le gouvernement risque de réglementer, notamment en Europe et aux États-Unis. C’est le cas de Facebook et de Google, notamment. Amazon est perçue comme étant exposée au risque réglementaire, mais cela ne devrait pas être le cas car elle a encore une faible part de marché », analyse Jonathan Mzengeza.

Selon lui, la réglementation risque non seulement de freiner la croissance de ces entreprises, mais aussi de peser sur leurs coûts d’exploitation. « La plus risquée est probablement Facebook étant donné sa domination dans les médias sociaux. Si elle venait à être réglementée, elle sera forcée de dépenser beaucoup d’argent dans le contrôle de sa plateforme plutôt que dans l’innovation, qui est à la base de son modèle d’affaires », dit Jonathan Mzengeza.

Risque réglementaire mis à part, la difficulté pour un gestionnaire est d’évaluer correctement les perspectives de croissance de ces entreprises et le prix qu’il est prêt à payer pour ce potentiel.

« Nous avons un cadre d’évaluation rigoureux qui prend en compte l’actualisation des flux de trésorerie à long terme pour obtenir la valeur intrinsèque de l’entreprise. L’analyse de scénarios nous permet d’identifier les titres qui ont plus de potentiel de hausse que de baisse. Un titre peut paraître surévalué alors qu’après analyse, il ne l’est pas autant que les gens le croient. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.