Femme sortant d'un rang d'hommes
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Environ quatre mois après avoir annoncé le départ abrupt de son grand patron, la Banque Laurentienne a annoncé, mardi, que Rania Llewellyn deviendrait sa nouvelle présidente et chef de la direction.

Celle qui a passé plus de deux décennies à la Banque Scotia auparavant devient la première femme à diriger une grande banque canadienne, a souligné l’institution financière québécoise.

Dans le secteur financier, Monique Leroux avait été nommée à la présidence du Mouvement Desjardins, un groupe coopératif et non une banque, en 2008.

Mme Llewellyn prendra la relève de Stéphane Therrien, qui assumait l’intérim à la tête de la Laurentienne depuis le départ à la retraite de François Desjardins, annoncé en juin dernier.

Dans un communiqué, Michelle Savoy, membre du conseil d’administration de la banque qui était responsable du comité spécial mis sur pied pour recruter la prochaine personne à prendre les rênes de l’institution financière, a indiqué que Mme Llewellyn était la dirigeante « toute désignée » pour mener la Laurentienne dans une « nouvelle ère ».

La nouvelle présidente arrive alors que la pandémie de la COVID-19 a bousculé les activités de la Laurentienne, qui avait sabré son dividende de 40 % à la fin mai.

Née au Koweït, Mme Llewellyn est arrivée au Canada en 1992 et est titulaire d’un baccalauréat en commerce, d’un MBA et d’un doctorat honorifique de l’Université Saint Mary’s.

À la Banque Scotia, elle a progressivement gravi les échelons après avoir été caissière à temps partiel. Mme Llewellyn avait récemment quitté son poste de vice-présidente à la direction, paiements mondiaux pour entreprises.