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Berkshire Hathaway a décidé de réduire plusieurs de ses participations dans certaines grandes banques américaines au deuxième trimestre afin d’investir davantage dans l’or, rapportent Les Echos.

Dans un article publié vendredi, le quotidien économique estime qu’il s’agit là d’un « tournant historique » pour le conglomérat dirigé par Warren Buffett. Jusqu’alors, ce dernier avait en effet toujours rechigné à investir dans le métal jaune, jugeant qu’il ne représentait pas un actif très intéressant.

Si l’on en croit des documents remis vendredi à l’autorité américaine de régulation, Berkshire Hathaway a ainsi vendu près de 86 millions d’actions de Wells Fargo au cours du dernier trimestre, ce qui a fait passer sa participation de 7,9 % à 5,8 %. Le conglomérat a aussi écoulé quelque 35,5 millions d’actions de JPMorgan, abaissant sa participation de 1,9 % à 0,7 %. Enfin, il s’est départi d’une fraction notable de sa participation à l’entreprise bancaire PNC Financial Services, dont il était pourtant un actionnaire de longue date.

12,8 G$ AU 2E TRIMESTRE

L’« oracle d’Omaha » a par ailleurs complètement abandonné Goldman Sachs, alors qu’au premier trimestre de cette année il détenait encore près de deux millions d’actions de la banque d’investissement, soit un peu moins de 300 millions de dollars américains. De même, il a drastiquement réduit ses participations dans plusieurs institutions importantes sur la place financière mondiale, comme M & T Bank, Bank of New York Mellon, US Bancorp, Mastercard et Visa.

Au total, Berkshire a ainsi récupéré l’équivalent de 12,8 milliards de dollars tout au long du trimestre écoulé. La firme américaine ne se désengage cependant pas entièrement du secteur financier, précisent Les Echos, puisqu’elle a au contraire renforcé sa présence dans Bank of America, par exemple, qui a été portée au-delà de la barre des 12 %.

Plus surprenant encore, souligne le quotidien économique, le groupe présidé par Warren Buffett a pris une participation de 1,2 % dans le groupe minier canadien Barrick Gold. La raison? Le multimilliardaire américain entendait tirer profit de l’envolée des cours du métal jaune depuis le début de l’année. Au passage, Les Echos rappellent d’ailleurs que s’« il est certes connu pour son aversion à l’or », l’homme d’affaires a déjà parié gros sur les métaux précieux dans le passé. En 1997, il avait en effet acquis pour près de 130 millions de dollars d’onces d’argent avant de les revendre peu de temps après moyennant bien sûr un confortable profit.