Imaginez un peu la scène… Le Dow Jones chute vertigineusement, vous êtes devant votre ordinateur pour ajuster un peu votre portefeuille sur la plateforme de courtage en ligne de RBC. Sauf que… plus rien ne fonctionne.

C’est ce qui est arrivé aux clients de RBC cette semaine, rapporte The Globe and Mail. Alors que la dégringolade du Dow Jones se poursuivait, il leur était impossible d’accéder et de faire des transactions. L’indice aura perdu plus de 1 000 points à la fin de la séance.

Qu’auriez-vous fait? Auriez-vous décroché le téléphone pour appeler le service à la clientèle et faire vos transactions de cette manière? Malheureusement, vous n’auriez pas été le seul à y penser! En effet, les problèmes de la plateforme se sont généralisés vers 13 h jeudi et ont continué jusqu’à la fermeture des marchés. Il fallait de trente minutes à une heure avant de pouvoir parler à quelqu’un. Angoisse…

Le temps d’attente a aussi explosé au centre d’appel, manifestement débordé. « Notre enquête préliminaire indique que ce serait relié aux câbles de fibre optiques, pas aux volumes », a soutenu le porte-parole de RBC cité par le quotidien torontois. La plateforme aurait aussi éprouvé quelques difficultés lundi, rapidement résolues.

FRUSTRATION

Les clients n’ont pas hésité à se défouler sur le compte Twitter de RBC Direct Investing, exprimant leur frustration en des termes qui ne peuvent pas tous être reproduits ici…

Certains écrivaient même à d’autres courtiers en ligne pour demander s’ils pouvaient leur ouvrir un compte rapidement, ou suggéraient qu’il était temps de changer de courtier. D’autres demandaient s’ils seraient dédommagés financièrement pour la panne.

D’AUTRES PANNES

Ce n’est pas la première fois que des pannes inopinées se produisent sur des plateformes de courtage en ligne au Canada. En janvier 2018, les plateformes de RBC et de TD (TD WebBroker) avaient eu des pannes intermittentes. TD avait pointé du doigt des problèmes de capacité de sa plateforme alors que RBC avait désigné comme coupables les gros volumes d’échange.

La banque TD avait d’ailleurs dû retarder le lancement de sa nouvelle procédure d’ouverture de compte en moins de 15 minutes, qui permet de commencer à échanger dès le lendemain. Elle a finalement été lancée la semaine dernière.

TESTER LES LIMITES

Les volumes d’échange très élevés en janvier avaient été notés par plusieurs banques détentrices de plateforme de courtage en ligne, notamment BMO, la Banque nationale, la CIBC et Scotia. Cette hausse de l’activité avait testé les limites de ce que les plateformes peuvent soutenir comme volume d’échanges lors des périodes de pointe.

Avec la volatilité qui montre à nouveau le bout de son nez, les courtiers en ligne sont mieux de se préparer à des journées d’échange fort actives…

La rédaction vous recommande :