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Le créateur du PlexCoin, Dominic Lacroix, « réfute les allégations » qui ont circulé récemment au sujet de la création de la cryptomonnaie, a annoncé celui qui est aussi président de DL Innov.

« Certains messages véhiculés par les médias laissent croire que DL Innov a mis en place un stratagème frauduleux pour dépouiller les acheteurs de la nouvelle cryptomonnaie PlexCoin, ce qui est complètement faux », soutient le créateur de la monnaie virtuelle.

Soucieuse de « rétablir les faits », la société indique que depuis le début de l’année, « plusieurs spécialistes ont travaillé sans relâche afin de concevoir et mettre en place » cette monnaie. Elle assure en outre que « tous [s]es acheteurs ont reçu leur dû » et que celle-ci « existe et peut [s’échanger] sur le marché mondial à l’heure actuelle ».

CONDAMNÉ POUR OUTRAGE AU TRIBUNAL

DL Innov et Dominic Lacroix rappellent par ailleurs qu’ils contestent devant le Tribunal administratif des marchés financiers (TMF) que le PlexCoin constitue une forme d’investissement visée par la Loi sur les valeurs mobilières, étant d’avis qu’il s’agit plutôt d’une cryptomonnaie. Pour étayer leur thèse, ils soulignent que leur produit a bel et bien été approuvé à ce titre par EtherScan.

Vendredi dernier, dans le cadre des procédures d’appel relativement à sa condamnation pour outrage au tribunal et aux peines qui lui ont été imposées, Dominic Lacroix a été remis en liberté par un juge de la Cour d’appel du Québec jusqu’à ce que celle-ci statue sur la justesse des peines prononcées par la Cour supérieure, indique également le communiqué. Celui-ci précise que « DL Innov collabore actuellement tant avec l’Autorité des marchés financiers (AMF) que avec la Securities and Exchange Commission des États-Unis [SEC] afin de solutionner les litiges en cours ».

Rappelons qu’il y a une dizaine de jours, Dominic Lacroix avait été condamné à une peine de prison de deux mois pour avoir poursuivi son projet de créer une monnaie virtuelle malgré une interdiction prononcée à son encontre par le TMF. Il avait alors écopé de cette sanction pour avoir commis un outrage au tribunal en agissant ainsi, le juge chargé du dossier ayant estimé qu’il s’agissait là d’« un cas extrême de désobéissance grave et de mauvaise foi ».

ET POURSUIVI AUX ÉTATS-UNIS

L’AMF surveillait l’homme d’affaires québécois et son entreprise depuis un certain temps, car DL Innov proposait aux investisseurs d’acheter des PlexCoin, présentés comme une solution de rechange au bitcoin. Pour l’Autorité, ce projet était un « contrat d’investissement » et, à ce titre, il devait respecter les règles de la Loi sur les valeurs mobilières. Or, les entités qui l’annonçaient n’avaient jamais été inscrites auprès d’elle pour agir à titre de courtiers en valeurs, pas plus que Dominic Lacroix. En outre, aucun prospectus détaillant l’investissement n’avait été publié.

Depuis le début du mois, le patron de DL Innov et sa compagne, Sabrina Paradis-Royer, font également l’objet de poursuites de la part de la SEC, qui les accuse d’avoir arnaqué des milliers d’investisseurs à hauteur de 15 millions de dollars en leur vendant frauduleusement le PlexCoin. Dans un document de 35 pages déposé à Brooklyn, dans l’État de New York, le gendarme de la Bourse américain leur réclame notamment le remboursement des sommes volées, en plus de dommages et intérêts et de pénalités financières.