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Les assureurs ne veulent pas payer les pots cassés des banques

La crise financière du système bancaire n’est pas la nôtre, affirme l’industrie de l’assurance. Dans une lettre remise aux dirigeants du G20, 22 associations d’assurances à travers le monde expriment leur mécontentement.

La crise financière du système bancaire n’est pas la nôtre, affirme l’industrie des assurances. Par conséquent, celle-ci ne veut pas payer les pots cassés des banques. Elle souhaite plutôt un cadre réglementaire international qui reconnaisse la viabilité de son modèle d’affaires.

Dans une lettre remise aux dirigeants du G20, 22 associations d’assurances à travers le monde affirment avoir été davantage spectatrices de la crise, plutôt qu’actrices. « C’est ce que constate un rapport de l’OCDE publié en avril dernier », soulignent-elles.

Cette missive, signée notamment par le Bureau d’assurances du Canada et l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes, invoque que, globalement, « l’industrie de l’assurance était solide au début de la crise et, sauf quelques exceptions, le modèle d’affaires a évité les pires impacts ».

Le modèle d’affaires des assureurs diffère de celui des banques, mentionnent les signataires. « Les assureurs assument leurs obligations par des investissements sécuritaires et alignent leur stratégie de gestion de risque de façon à éviter la dépendance au financement à court terme. »

De plus, « l’activité des assureurs ne comporte pas les risques systémiques des activités bancaires »

Pas dans notre cours

Les 22 associations d’assureurs s’opposent par conséquent à tout prélèvement visant à financer les coûts du soutien gouvernemental à l’industrie des services financiers. Si un tel système devait être mis en place, il devrait être financé par les secteurs qui recevront un soutien.

L’assurance étant une industrie mondiale, le regroupement des assureurs demande au G20 d’élaborer un cadre réglementaire international. À cet égard, l’organisme appuie la récente proposition de l’Association internationale de superviseurs des compagnies d’assurance (International Association of Insurance Supervisors [AIAS]) pour un Cadre commun pour la surveillance des assureurs actifs au niveau international (ComFrame).

Le regroupement porte aussi à l’attention du G20 l’étude de l’OCDE publiée en décembre 2009 portant sur un cadre d’action pour un financement efficace et efficient de la réglementation financière. Les regroupements d’assureurs invoquent aussi le rôle que l’Organisation mondiale du commerce doit jouer pour s’assurer que la réglementation des pays respecte les principes visant à s’ingérer le moins possible dans la liberté de commerce et ne soit pas discriminatoire.

Finalement, les 22 organismes demande au G20 de faire de nouveau appel à tous les membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour redoubler d’efforts donner un sens aux engagements pris dans le cadre du Cycle de Doha et de conclure les travaux dès que possible.

Les assureurs ne veulent pas payer les pots cassés des banques

La crise financière du système bancaire n’est pas la nôtre, affirme l’industrie de l’assurance. Dans une lettre remise aux dirigeants du G20, 22 associations d’assurances à travers le monde affirment qu’elles refusent de ramasser la facture.

La crise financière du système bancaire n’est pas la nôtre, affirme l’industrie des assurances. Par conséquent, celle-ci ne veut pas payer les pots cassés des banques. Elle souhaite plutôt un cadre réglementaire international qui reconnaisse la viabilité de son modèle d’affaires.

Dans une lettre remise aux dirigeants du G20, qui se réuniront fin juin à Toronto, 22 associations d’assurances à travers le monde affirment avoir été davantage spectatrices de la crise, plutôt qu’actrices. « C’est ce que constate un rapport de l’OCDE publié en avril dernier », soulignent-elles.

Cette missive, signée notamment par le Bureau d’assurances du Canada et l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes, invoque que, globalement, « l’industrie de l’assurance était solide au début de la crise et, sauf quelques exceptions, le modèle d’affaires a évité les pires impacts ».

Le modèle d’affaires des assureurs diffère de celui des banques, mentionnent les signataires. « Les assureurs assument leurs obligations par des investissements sécuritaires et alignent leur stratégie de gestion de risque de façon à éviter la dépendance au financement à court terme. »

De plus, « l’activité des assureurs ne comporte pas les risques systémiques des activités bancaires »

Pas dans notre cours

Les 22 associations d’assureurs s’opposent par conséquent à tout prélèvement visant à financer les coûts du soutien gouvernemental à l’industrie des services financiers. Si un tel système devait être mis en place, il devrait être financé par les secteurs qui recevront un soutien.

L’assurance étant une industrie mondiale, le regroupement des assureurs demande au G20 d’élaborer un cadre réglementaire international. À cet égard, l’organisme appuie la récente proposition de l’Association internationale de superviseurs des compagnies d’assurance (International Association of Insurance Supervisors [AIAS]) pour un Cadre commun pour la surveillance des assureurs actifs au niveau international (ComFrame).

Le regroupement porte aussi à l’attention du G20 l’étude de l’OCDE publiée en décembre 2009 portant sur un cadre d’action pour un financement efficace et efficient de la réglementation financière. Les regroupements d’assureurs invoquent aussi le rôle que l’Organisation mondiale du commerce doit jouer pour s’assurer que la réglementation des pays respecte les principes visant à s’ingérer le moins possible dans la liberté de commerce et ne soit pas discriminatoire.

Finalement, les 22 organismes demande au G20 de faire de nouveau appel à tous les membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour redoubler d’efforts donner un sens aux engagements pris dans le cadre du Cycle de Doha et de conclure les travaux dès que possible.

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