(04-05-2007)Selon les plus récentes données issues de l’Enquête sur la dynamique du travail et du revenu(EDTR), la plupart des familles canadiennes ont connu une faible croissance du revenu médian après impôts en2005, mais ce revenu est resté stable pour les personnes vivant seules.

Au Canada, le revenu médian après impôts des familles de deux personnes ou plus a crû de1,6% par rapport à2004, se hissant à56000$, après correction pour tenir compte de l’inflation. En 2004, l’accroissement avait été de1,3%.

Le scénario est différent pour les familles de personnes âgées et les personnes seules. Parmi les familles de personnes âgées(dont le principal soutien économique a 65ans et plus), le revenu médian après impôts a pratiquement stagné, atteignant40400$ en2005. Ce chiffre représente cependant un gain de15% en termes réels par rapport à1996. Pour les personnes seules ou célibataires, le revenu médian après impôts était 21400$ en2005. Le revenu médian après impôts des personnes âgées vivant seules s’élevait à19600$ en2005, soit essentiellement le même qu’en2004.
La majeure partie du revenu total des familles canadiennes provient du revenu du marché, c’est-à-dire la somme du revenu d’emploi, du revenu de placements et du revenu provenant d’un régime privé de retraite.

Les données de l’EDTR démontrent aussi que le pourcentage des familles canadiennes vivant sous le seuil de faible revenu(SFR)de Statistique Canada, n’a pas changé en2005. Elles se chiffraient à 655000 en2005, soit 7,4% de l’ensemble des familles.

Au niveau des provinces, les familles albertaines de deux personnes ou plus ont enregistré, pour une deuxième année consécutive, le revenu médian après impôts le plus élevé(64700$), suivies par les familles ontariennes(61000$). Quant à celui des familles québécoises, il s’est fixé à50400$, une hausse de3,5%. Le revenu après impôts est demeuré stable dans toutes les autres provinces, le plus bas étant enregistré par les familles de Terre-Neuve-et-Labrador(43100$).

Les impôts et transferts gouvernementaux

Sur le plan des impôts sur le revenu des particuliers, ainsi que des transferts gouvernementaux médians, ceux-ci sont restés essentiellement les mêmes pour les familles et les personnes seules. Pour chaque tranche de100$ du revenu total des familles canadiennes en2005,10$ en moyenne provenaient de transferts gouvernementaux. Ce montant se situe entre le niveau le plus bas en25ans(8$), enregistré en1980, et le plus élevé(13$), enregistré au début des années1990.

L’impôt sur le revenu des familles représentait17$ par tranche de100$ de revenu total en2005, comparativement à15$(niveau le plus bas)en1980et à20$(niveau le plus élevé)en1998.

Les changements survenus entre1980et2005 reflètent divers facteurs comme les récessions, les périodes d’essor économique, les changements en fiscalité et au niveau des programmes de transferts, ainsi que des changements démographiques comme la composition de la famille, le statut d’étudiant et le vieillissement de la population.

Autre donnée intéressante: en2005, la tranche de20% des familles et des personnes seules dont le revenu après impôts était le plus élevé ont payé près de60% du total des impôts sur le revenu des particuliers, en hausse par rapport au taux de50% en1980.

Ce changement reflète, en partie, l’augmentation de leur part de revenu total après impôts et la nature de redistribution du régime d’impôt sur le revenu des particuliers du Canada.

En2005, la moyenne de revenu du marché des familles du quintile supérieur était12,8fois plus élevée que celle des familles du quintile inférieur. Cependant, une fois effectuée la distribution de tous les transferts gouvernementaux, ce ratio chute à6,9fois plus élevé. Après impôts, le revenu moyen du marché des familles du quintile supérieur était5,6fois plus élevé que celui des familles du quintile inférieur.