La flambée du prix de l’essence a contribué à faire augmenter l’inflation en mai dernier au Canada. Le taux d’inflation a grimpé à 2,2 %, comparativement à 1,7 % en avril, rapporte Statistique Canada.

Au Québec, la croissance des prix à la consommation s’est établie à 2,3 %, comparativement à 1,8 % en Ontario.

Les marchés ont réagi négativement à cette nouvelle. L’indice S&P/TSX de la Bourse de Toronto a fléchi de près de 2 % pour terminerla séance à 14790 points.

L’accélération d’un demi-point en un mois a été la plus prononcée depuis septembre 2007, a calculé l’agence fédérale. Cette hausse notable du taux d’inflation s’explique principalement par les augmentations significatives des prix de l’essence. Dans l’ensemble du Canada, ils étaient plus élevés de 15 % en mai dernier qu’en mai 2007. Au Québec, ils l’étaient de 17,2 %.

Il faut dire que le prix du pétrole brut a presque doublé entre mai 2007 et le mois dernier, ce qui a poussé substantiellement les prix de l’essence dans l’ensemble du pays, surtout dans les provinces centrales.

«L’inflation devra être surveillée de près au cours des prochains mois. Déjà, les relevéshebdomadaires sur les prix de l’essence à la pompe indiquent une hausse mensuelle moyenne d’environ 5,0 % en juin. Si l’on ajoute à cela l’augmentation anticipée des prix des autres biens et services, le taux annuel d’inflation totale pourrait s’élever à près de 2,9 % en juin. On s’approche rapidement de la cible supérieure de la Banque du Canada (3 %)», a souligné Benoit P. Durocher, économiste au Mouvement Desjardins.

Par ailleurs, les prix du mazout et des autres combustibles, qui sont des produits dérivés du pétrole, se sont accrus de 49,3 % en mai par rapport à l’année précédente. Il s’agit de la hausse la plus rapide observée depuis mars 2003. La hausse sur 12 mois des prix du mazout et des autres combustibles la plus marquée a été affichée au Québec, ayant été de 60,4 %.

En excluant le prix de l’essence, la croissance sur 12 mois de l’indice des prix à la consommation a été de 1,6 %. La hausse des coûts d’intérêt hypothécaire et l’augmentation du prix des logements neufs ont été à la base de cette poussée de l’inflation.