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Après l’ouverture de certains commerces, les prix des logements ont tendance à augmenter dans le quartier alentour, selon une récente étude menée par trois chercheurs de la Harvard Business School.

Intitulée Nowcasting Gentrification: Using Yelp Data to Quantify Neighborhood Change, celle-ci montre que l’arrivée d’un Starbucks, d’un bar à vins ou même parfois d’une échoppe de barbier influe à la hausse sur le coût de l’immobilier.

À partir de données recueillies par la multinationale Yelp, Edward L. Glaeser, Hyunjin Kim et Michael Luca ont constaté que l’installation de chaque établissement de la chaîne de cafés américaine dans un certain code postal générait une augmentation annuelle d’environ 0,5 % du prix des maisons et des appartements.

LES BARBIERS ET LES FLEURISTES D’ABORD

Les chercheurs américains relativisent cependant ce phénomène en expliquant que « la présence d’un Starbucks joue beaucoup moins que le fait que la communauté locale soit composée de personnes qui fréquentent ce type d’établissement ». Mais ils ajoutent que leur étude révèle quand même une certaine tendance et que c’est la première du genre à scruter l’évolution de la gentrification d’un quartier en utilisant la plateforme Yelp, ce qui pourrait s’avérer fort utile pour les pouvoirs publics qui cherchent à surveiller l’évolution du prix de l’immobilier en milieu urbain.

De son côté, Le Figaro rapporte qu’en 2015, une autre étude publiée par la firme américaine d’annonces immobilières Zillow avait déjà relevé un phénomène semblable. Toutefois, le quotidien français souligne que celle des chercheurs d’Harvard porte sur une gamme de commerces nettement plus étendue.

Le Figaro note également que, selon l’étude, la hausse du prix des logements consécutive à l’installation d’un Starbucks est à peine supérieure (+1 %) à celle entraînée par l’arrivée d’un café d’une autre marque. Edward L. Glaeser, Hyunjin Kim et Michael Luca établissent par ailleurs un palmarès des types de commerces associés à une augmentation du coût de l’immobilier. Résultat, les barbiers, fleuristes, certaines épiceries ainsi que les bars à vins provoquent des hausses de 0,7 % à 1,4 %. Viennent ensuite les cafés, les restaurants végétariens et les chaînes de restauration rapide, avec environ 0,5 %.