Selon le plus récent sondage annuel de KPMG effectué auprès des dirigeants du secteur manufacturier 2012 – Ambivalence de la réduction des coûts et de l’investissement dans l’innovation, 85 % des fabricants au pays sont optimistes quant à l’avenir de leur entreprise d’ici deux ans, et ce malgré la lenteur de la reprise économique. En fait, les résultats indiquent que les fabricants canadiens sont plus optimistes que l’an dernier (une différence de neuf points de pourcentage) et sont plus confiants en l’avenir que leurs homologues étrangers.

« Le sondage nous apprend que les fabricants canadiens sont confiants dans leur stratégie, mais l’investissement dans l’innovation, l’amélioration de l’efficacité et la gestion des risques demeurent en tête de leurs préoccupations. Étant donné la vigueur du dollar, les entreprises canadiennes, plus petites et plus spécialisées, savent que pour tenir tête aux producteurs étrangers à faibles coûts, elles doivent innover », a indiqué Laurent Giguère, leader national, Marchés industriels, KPMG, par voie de communiqué.

Autre donnée tirée du sondage : plus de 60 % des répondants canadiens ont indiqué qu’ils ont amorcé la prochaine phase d’innovation transformatrice, ou qu’ils le feront dans les 12 à 24 prochains mois. Même si le secteur ne s’est pas renouvelé récemment, précisons ici que les fabricants sont conscients de l’effet que l’innovation peut avoir sur leurs activités et, surtout, sur leur résultat net.

Productivité : la clé du succès
Dans un marché de plus en plus mondialisé, il va sans dire que le coût de la main-d’œuvre demeure une priorité pour les entreprises canadiennes. Dans cette perspective, pour demeurer concurrentielles, les entreprises de fabrication canadiennes s’efforcent d’améliorer leur productivité et de fabriquer des produits au coût le plus bas possible. À cet effet, la moitié des répondants ont signalé que, au cours des 12 à 24 prochains mois, ils privilégieront la réduction des coûts de main-d’œuvre plus que toute autre méthode de limitation des coûts. L’élimination des gammes de produits non rentables et la fermeture des divisions déficitaires arrivent au deuxième rang (46 % des répondants).

Par ailleurs, le nombre croissant d’entreprises de fabrication canadiennes dans les marchés émergents devrait se traduire par une augmentation de l’investissement dans les stratégies de gestion des risques. Toutefois, ce n’est pas ce que reflètent les résultats du sondage. En effet, relativement à leurs homologues étrangers, les répondants canadiens prévoient dépenser moins pour la gestion des risques en 2012. De plus, à l’heure actuelle, à peine 5 % des répondants canadiens ont recours à des simulations et à la planification de scénarios pour gérer certains risques, et 17 % d’entre eux disent ne pas savoir comment ils vont s’y prendre pour identifier les risques dans leur chaîne d’approvisionnement dans les 12 à 24 prochains mois.

Renseignements sur le sondage
Dans le cadre du Sondage canadien auprès des dirigeants du secteur manufacturier 2012 de KPMG, 150 participants ont été interrogés à l’échelle du Canada. La majorité des répondants (70 %) sont des cadres dirigeants et 79 % sont responsables de l’élaboration de la stratégie d’approvisionnement ou de fabrication de leur entreprise ou y participent de façon importante. Les entreprises affichant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 100 millions de dollars composent 62 % du groupe de répondants, et 4 % des répondants proviennent d’entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à un milliard de dollars.