Les promoteurs de régimes de retraite canadiens sont particulièrement « conscients et inquiets » des risques qui menacent la sécurité du revenu de retraite futur de leurs employés, selon un récent sondage d’Aon Hewitt.

En interrogeant les employeurs de près de 1,5 million de participants à des régimes de retraite, la firme de services-conseils a révélé six tendances clés qui guident les décisions des promoteurs de régimes dans un paysage en rapide évolution :

  • Bien-être financier : Près des trois quarts (71 %) des employeurs sont susceptibles de favoriser le bien-être financier de leurs employés au-delà des décisions concernant la retraite. Les trois meilleurs outils que les employeurs souhaitent offrir permettraient d’éduquer leurs employés en matière de marchés financiers, de planification financière et de planification des soins de santé.
  • Décaissement : 47 % des promoteurs de régimes d’accumulation de capital (RAC) sont susceptibles de permettre aux participants de convertir les soldes de leurs comptes en revenu viager. Aon prévoit d’ailleurs que cette offre augmentera à l’avenir.
  • Niveau adéquat de revenu : 43 % des promoteurs de RAC ont l’intention de mesurer si le revenu de retraite des participants suffit – une hausse de 18 % depuis 2013. Lorsqu’il s’agit de tous les promoteurs de régimes, près de la moitié (49 %) affirme vouloir le faire.
  • Position concurrentielle et conception : 63 % des employeurs ont affirmé être susceptibles de mesurer la position concurrentielle et la conception de leur programme de retraite – une augmentation de 10 % depuis 2013.
  • Long terme : 75 % des promoteurs de régimes à prestations déterminées (PD) ne prévoient pas modifier la conception de leur régime de retraite actuel. La même proportion fait de la gestion des risques la priorité absolue, y compris ceux liés à la conformité, au rôle de fiduciaire et à la gestion actif-passif.
  • Régime de pensions du Canada : 87 % des répondants préfèrent un RPC bonifié plutôt que le Régime de retraite de la province de l’Ontario (RRPO), voyant le premier comme un produit supérieur ou plus efficace pour stimuler l’épargne-retraite chez les employés ontariens.

De tels résultats démontrent l’engagement des promoteurs « à mesurer l’efficacité du régime et les revenus de retraite, ainsi qu’à éduquer les participants au régime », croit Claude Lockhead, associé exécutif, Retraite à Aon Hewitt. Selon lui, « la gestion efficace du risque commence avec l’attention portée aux problèmes et l’engagement à les comprendre ».

Deron Waldock, associé principal, Pratique juridique, invite de son côté les promoteurs de régimes à « examiner soigneusement l’influence de la bonification du RCP sur l’ensemble de leurs stratégies pour la retraite ». Dans le cas du Régime de rentes du Québec, les détails d’une éventuelle bonification n’ont toutefois pas encore été annoncés.

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