La majorité des employeurs canadiens (74 %) considèrent qu’il est de leur responsabilité d’aider les employés à améliorer leur bien-être financier. Malheureusement, ces préoccupations ne mènent pas toujours à des actions concrètes.

Les résultats d’une nouvelle étude réalisée par le Conference Board du Canada révèlent que moins d’un cinquième des employeurs canadiens ont une stratégie globale en matière de bien-être financier en place. Une proportion un peu plus importante d’organisations (37 %) proposent plusieurs initiatives et programmes sans que ceux-ci fassent partie d’une stratégie formelle.

Le sondage, publié dans le cadre du Mois de la littératie financière, suggère que la productivité des milieux de travail canadiens est grandement affectée par le stress financier vécu par les employés, et que les employeurs ont un rôle à jouer pour atténuer la problématique.

« Les questions financières sont une des principales sources de stress des employés et elles peuvent nuire à leur santé physique et mentale, ce qui peut coûter cher aux employeurs – de la hausse des taux d’absentéisme à la baisse de la productivité, explique Marie-Hélène Pelletier, vice-présidente adjointe, Santé au travail, Garanties collectives à la Financière Sun Life. Il est temps aujourd’hui pour les employeurs d’intégrer un volet sur la santé financière dans leur stratégie globale en matière de santé. »

Il ressort en effet d’une étude réalisée par Sun Life que 28 % des Canadiens déclarent que des problèmes de santé financière les ont distraits du travail et 11 % qu’ils leur ont fait manquer au moins une journée de travail dans l’année écoulée.

L’ENDETTEMENT FREINE L’ÉPARGNE-RETRAITE

Plus du quart des Canadiens (28 %) déclarent avoir parfois du mal à tenir leurs engagements financiers ou avoir de vrais problèmes financiers. Pour certains, des dépenses récurrentes et un endettement relativement élevé font qu’il est difficile de préparer un budget et de s’y tenir. Surtout, environ un quart des Canadiens qui déclarent avoir des difficultés financières puisent dans leur fonds de retraite.

De plus, tous les Canadiens ne sont pas prêts pour leur retraite. Seuls sept sur dix (72,5 %) déclarent s’y préparer financièrement. Parmi ceux qui ne sont pas préparés, l’incapacité d’épargner et d’investir en vue de la retraite est une raison souvent mentionnée. Cela pourrait tenir à un endettement toujours plus lourd, à des habitudes de consommation ou au coût de la vie élevé qui laisse peu de marge pour épargner.

L’étude du Conference Board note par ailleurs que beaucoup d’organisations canadiennes commencent à élargir leur éducation financière au-delà de leurs programmes d’épargne et de régimes de retraite, mais la plupart des programmes proposés par les employeurs se résument à la diffusion d’information sous forme, par exemple, de webinaires ou de brochures.

Or, les organisations devraient se montrer plus proactives en offrant des programmes interactifs, y compris des initiatives individuelles qui peuvent être plus efficaces pour aider les employés à atteindre le bien-être financier.

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