La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante demande le report de la signature de l’entente-cadre sur la réforme du RPC et la tenue d’audiences publiques.

La hausse des cotisations au Régime de pensions du Canada, adoptée par les ministres canadiens des Finances le mois dernier (à l’exception du Québec), doit être ratifiée vendredi. Le Manitoba, qui s’était d’abord opposé à l’entente, a accepté de la signer à condition que le fédéral considère ses demandes.

« Pourtant, une importante majorité de chefs de PME souhaite que les gouvernements prennent le temps de bien analyser les impacts de l’augmentation des cotisations avant d’imposer leur projet », soutient la FCEI dans un communiqué publié la semaine dernière.

Un sondage réalisé au début du mois de juillet par la FCEI montre que 83 % de ses membres désirent que les gouvernements consultent la population et effectuent une analyse d’impact économique avant d’aller plus loin. Ils sont également 75 % à estimer que les REER et les CELI sont de meilleurs outils pour planifier la retraite.

L’AUGMENTATION DES COTISATIONS INQUIÈTE

Selon le sondage, « 69 % des PME gèleraient ou réduiraient les salaires pour compenser les hausses de cotisations, 50 % réduiraient les investissements faits dans l’entreprise et 37 % devraient couper des emplois », indique le communiqué du lobby entrepreneurial.

Québec semble être un allié de la FCEI dans la situation actuelle, alors que le gouvernement libéral de Philippe Couillard aurait qualifié la proposition de « très coûteuse et pas suffisamment ciblée », calculant en outre que la solution entérinée par les autres provinces « signifierait une ponction additionnelle de 3,5 G$ par année dans les poches des travailleurs et des employeurs québécois », indique la FCEI.

Malgré que « 71 % des propriétaires de PME s’opposent à une hausse obligatoire des cotisations au RPC/RRQ et que moins de 20 % des Canadiens estiment que c’est le meilleur instrument d’épargne-retraite pour eux », aucune consultation publique sur le sujet n’est prévue, déplore en outre la FCEI.

L’organisme indique également que « les Canadiens ne veulent pas d’une augmentation de leurs cotisations au RPC/RRQ. Seulement 18 % des travailleurs et 5 % des propriétaires de PME sont d’accord avec cette idée », peut-on lire dans le communiqué.

La FCEI propose plutôt des solutions plus souples, comme les « régimes de pensions agréés collectifs (RPAC) ou les régimes volontaires d’épargne-retraite (RVER) du Québec, qui permettraient à plus de PME d’offrir des options d’épargne-retraite à leurs employés ».

La rédaction vous recommande :