Une femme faisant des boîtes dans un magasin de vêtements.
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La plupart des entreprises québécoises doivent assumer un fardeau en raison du manque de main-d’œuvre disponible.

La pénurie de main-d’œuvre a coûté 10,7 milliards de dollars aux entreprises québécoises au cours de l’année écoulée, indique une note de recherche de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Les cabinets de services financiers n’échappent certainement pas à ce fardeau. Ils rencontrent des difficultés à trouver les conseillers dont ils ont besoin, mais aussi des collaborateurs en matière de support administratif.

Le premier coût engendré par la pénurie de main-d’œuvre se retrouve dans les rémunérations. En effet, afin d’attirer et de fidéliser leurs collaborateurs, les dirigeants d’entreprises multiplient les hausses de salaire.

En plus de cette inflation salariale, les propriétaires d’entreprises doivent aussi déployer plus d’énergie pour assurer la bonne marche de leurs affaires. En effet, ce sont souvent les dirigeants des firmes qui se retrouvent à redoubler d’efforts pour pallier le manque de personnel.

« Nous savions que la pénurie de main-d’œuvre avait des incidences très négatives sur les dirigeants de PME. Ces derniers doivent travailler plus d’heures, comme leurs employés, et sont contraints de refuser des contrats et des opportunités d’affaires », affirme François Vincent, le vice-président pour le Québec à la FCEI, par communiqué.

Tous les montants d’argent dépensés pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre auraient pu être utilisés de façon à dynamiser et développer les entreprises.

Les entreprises « auraient vraiment pu bénéficier de ces sommes pour se redresser, croître et dynamiser leurs régions. L’enjeu de la pénurie est une très mauvaise nouvelle pour les dirigeants de PME », ajoute François Vincent.

Au mois d’avril, la FCEI avait déjà publié un rapport indiquant que toutes les industries du Québec souffrent de la pénurie de main-d’œuvre. La grande majorité (86 %) des propriétaires de PME du Québec citent le manque d’employés comme l’enjeu le plus difficile à surmonter en 2022, juste après la hausse des coûts, mentionnée par 87 % d’entre eux, selon ce rapport.