Le Canada pourrait faire plus pour favoriser la création d’entreprises et d’emplois, selon un rapport d’EY. Pour y arriver, les gouvernements devraient avant tout soutenir les futures générations d’entrepreneurs en misant sur l’éducation.

« Les jeunes Canadiens sont de jeunes entrepreneurs talentueux et motivés, mais il leur faut le soutien adéquat », dit Daniel Baer, associé de Certification et codirecteur du Grand Prix de l’Entrepreneur d’EY.

Selon lui, la formation à l’entrepreneuriat doit commencer dès l’école primaire et se poursuivre pendant les études secondaires et postsecondaires. Le Canada devrait en outre accorder plus d’importance à l’apprentissage expérientiel et à la formation à l’entrepreneuriat dans les écoles, ainsi que dans les programmes parascolaires. « À long terme, c’est ce qui favorisera un état d’esprit d’entrepreneur et la conversion d’idées novatrices en entreprises créatrices d’emplois », croit M. Baer.

Dans le sondage Baromètre de l’entrepreneuriat du G20 d’EY, le Canada a fait bonne figure sur plusieurs aspects, tels que la fiscalité et la réglementation, l’accès au financement et la culture entrepreneuriale. En revanche, le rapport souligne que le pays doit mettre l’accent plus nettement sur l’éducation pour dynamiser le système et conserver sa longueur d’avance.

EY recommande notamment aux pouvoirs politiques de créer un visa pour les entreprises en démarrage, qui serait en vigueur multilatéralement pour les entrepreneurs du G20, d’encourager le réseautage international et de miser sur l’entrepreneuriat « de qualité » et sur l’emploi « de qualité » pour favoriser une culture entrepreneuriale forte au Canada.