S’ils veulent éviter de perdre une partie de leur précieuse main-d’œuvre, vos clients propriétaires de PME auraient probablement avantage à mieux comprendre les motivations de leurs employés de la génération Y, conclut une vaste étude de Deloitte.

Selon ce sondage, la faible loyauté des millenials envers leur employeur n’est pas un mythe. Pas moins de 44 % des employés de la génération Y à l’échelle mondiale envisagent de quitter leur employeur actuel d’ici deux ans, tandis que 66 % d’entre eux ne pensent pas lui rester fidèles pendant plus de cinq ans.

Plus marquée dans les pays émergents, cette tendance est tout de même bien présente au Canada, où 61 % des employés de la génération Y envisagent de quitter leur emploi au cours des cinq prochaines années.

Cette absence de fidélité représente un sérieux défi pour les entreprises, note Deloitte, particulièrement dans des pays comme les États-Unis, où les Y représentent aujourd’hui le plus grand segment de la population active.

MANQUE DE POSSIBILITÉS

Si les Y sont si peu enclins à envisager une longue carrière au sein d’une même entreprise, c’est principalement parce qu’ils jugent ne pas pouvoir développer et exercer leur leadership suffisamment. Par ailleurs, seulement 28 % d’entre eux considèrent que leur organisation fait bon usage des compétences qu’ils ont à offrir.

Cela dit, d’autres considérations comme la difficulté de concilier travail et vie personnelle, le désir de flexibilité ainsi que le peu de ferveur pour les valeurs de leur entreprise seraient en cause.

« Les employés de la génération Y accordent plus d’importance au but et à la raison d’être de leur organisation qu’à son succès financier, explique Punit Renjen, PDG de Deloitte à l’échelle mondiale. Les dirigeants doivent démontrer qu’ils apprécient ces priorités ou leur organisation risque de perdre un large pourcentage de sa main-d’œuvre. »

PAS SI DIFFÉRENTS FINALEMENT

Les organisations qui offrent beaucoup de mentorat et de flexibilité, tout en encourageant les communications ouvertes, les comportements éthiques et l’inclusivité sont plus susceptibles de conserver leurs employés de la génération Y.

Malgré tout, les objectifs de vie des Y demeurent relativement traditionnels : posséder leur propre maison, avoir un partenaire pour la vie et atteindre une sécurité financière qui leur permettra d’avoir une retraite confortable. Ils sont aussi motivés à l’idée de contribuer au succès de leur organisation et du monde en général.

Pour en venir à ces conclusions, Deloitte a interrogé 7 700 employés à temps plein de la génération Y dans 29 pays.

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