Bien que la génération Y, aussi connue en tant que génération du millénaire, ne priorise pas les soins médicaux, comparativement aux autres générations, elle est toutefois encline à demander aux employeurs de jouer un rôle actif dans l’offre de mesures soutenant leur santé générale et leur mieux-être.

En fait, seulement 54 % de cette catégorie d’âge a passé un examen médical au cours des derniers 12 mois, par rapport à 60 % chez la génération Y et 73 % chez les boomers, selon un récent rapport signé Aon Hewitt.

D’autres statistiques viennent préciser le contexte propre à la génération Y :

  • 39 % d’entre eux croient que les soins préventifs sont importants, comparativement à 49 % chez la génération X et 69 % chez les boomers;
  • 21 % participent à des programmes de gestion de poids santé et d’alimentation, par rapport à 23 % chez les X et 28 % chez les boomers;
  • 63 % pratiquent une activité physique régulière, soit plus que les 52 % de la génération X et les 49 % des boomers.

« Le manque de prévention et de maintien de la santé dont ils font preuve étant jeunes peut mener à des plus grands risques lorsqu’ils prendront de l’âge, indique Ray Baumruk, chef de la recherche sur les employés à Aon Hewitt. Les employeurs devraient communiquer davantage l’importance de participer maintenant à des activités liées à la santé afin d’éviter de sérieux problèmes de santé plus tard. »

Ils veulent être soutenus par l’employeur

Plus de la moitié des Y croient que « vivre ou travailler dans un environnement sain » a une influence sur leur santé personnelle, comparativement à 42 % chez lez X et 35 % chez les boomers. Ce groupe d’âge se dit aussi plus ouvert à l’idée de voir leur employeur ou directeur jouer un rôle dans leur santé (53 %), par rapport à 47 % chez les X et 41 % chez les boomers.

Voici quelques conseils à l’attention des chefs d’entreprise lorsque vient le temps de recruter ou de travailler avec des Y.

Comprendre ce qui les motive

Plus de la moitié des Y rapportent que leur motivation première est de « bien paraître , et non « d’éviter la maladie ». Sachant cela, les employeurs peuvent élaborer leur stratégie en illustrant comment la maladie peut influer sur l’énergie et l’apparence d’une personne.

Savoir rejoindre son public

Les employeurs devraient favoriser l’utilisation des réseaux sociaux, incluant des blogues et des courtes vidéos sur des médias tels que Vine. Les entreprises devraient aussi tirer avantage des applications et des sites mobiles afin de stimuler le recrutement des employés au sein de campagnes de santé et de mieux-être.

Leur rendre la tâche facile

Près de la moitié d’entre eux se disent prêts à prendre part à des programmes de santé si ces derniers s’avèrent « faciles à faire ». Par exemple, les chefs d’entreprise devraient considérer des réunions marchantes, des entraînements de groupe ou une offre de cours sur place, tels le yoga ou le Zumba.

Ajouter une touche compétitive

Les Y sont intéressés par les compétitions amicales. Organiser des séances d’entraînement incluant tous les effectifs de l’entreprise ou offrir un accès à des plateformes sociales permettant aux employés de s’encourager mutuellement, de constituer des équipes et de créer leurs propres mini-défis peut s’avérer efficace en ce sens.

Ce texte a originalement été publié sur le site advisor.ca. Traduction et adaptation : Yves Rivard.