Selon le Sondage annuel BMO de la fête du Travail, malgré l’incertitude qui perdure sur le plan économique, les Canadiens se montrent plus optimistes qu’à la même époque l’année dernière en ce qui a trait aux projets d’embauche et aux perspectives de croissance de leur entreprise.

Selon les conclusions de l’étude de BMO, ce sont 41 pour cent des Canadiens qui estiment que leur entreprise est en croissance, et s’attendent à ce qu’elle embauche cette année. Autres résultats dignes de mention: près des deux tiers se disent à l’aise quant à leur sécurité d’emploi (ce qui représente une hausse de 13 pour cent par rapport à 2011), et quatre sur dix s’attendent à obtenir une hausse de salaire ou une promotion cette année (soit 11 pour cent de plus qu’en 2011). Aussi, seulement 22 pour cent s’attendent à ce que leur entreprise procède à des mises à pied.

«Au cours de la dernière année, un nombre de plus en plus important de sociétés ont investi de façon stratégique en vue de mettre à jour leur technologie et leurs processus, et d’aller chercher de nouveaux marchés», a déclaré Cathy Pin, vice-présidente, BMO Services bancaires aux entreprises.

Confiance des employés et sécurité d’emploi

Toujours selon les résultats du sondage, 64 pour cent des Canadiens se sentent à l’aise par rapport à leur sécurité d’emploi, ce qui représente une hausse de 13 pour cent comparativement à 2011. Précisons ici que les Canadiens qui résident dans les provinces des Prairies (Saskatchewan et Manitoba) sont les plus confiants (81 pour cent), tandis que les travailleurs du Québec sont les plus inquiets (29 pour cent).

Embauches / mises à pied

Voici maintenant quelques résultats de l’étude qui concernent les embauches et les mises à pied. Comparativement à 2011, le nombre de Canadiens qui ont le sentiment que leur entreprise est en croissance et qu’elle embauchera a augmenté de 13 points de pourcentage. Ce sont les Albertains qui sont les plus optimistes: 60 pour cent d’entre eux s’attendant à ce que leur employeur embauche de nouveaux employés cette année. Les résidents du Canada atlantique, pour leur part, représentent ceux qui croient le plus que leur entreprise procèdera à des mises à pied (28 pour cent).

Augmentations de salaire et promotions

Le sondage a également examiné les augmentations de salaire et les promotions. Les résultats obtenus indiquent que quatre Canadiens sur dix (39 pour cent) s’attendent à obtenir une hausse de salaire ou une promotion au cours de la prochaine année, ce qui représente une hausse de 11 points de pourcentage par rapport à la même époque l’an dernier. Toutefois, un répondant sur cinq (22 pour cent) a exprimé le sentiment d’occuper un poste «qui ne va nulle part», et également indiqué que l’entreprise pour laquelle il travaille n’est pas en mesure d’offrir une promotion, une hausse de salaire ou une prime de fin d’année. Précisons ici que ce résultat demeure relativement inchangé par rapport à 2011.

Ici aussi, ce sont les travailleurs des provinces du centre canadien qui semblent les plus optimistes: les travailleurs de l’Alberta (55 pour cent) et des Prairies (54 pour cent) sont ceux qui s’attendent le plus à recevoir une hausse de salaire ou une promotion au cours de la prochaine année.

Canada versus ailleurs dans le monde

Signalons en terminant que la Direction des études économiques de BMO estime pour sa part que les travailleurs canadiens s’en sortent relativement bien comparativement à leurs homologues américains et européens, alors que le taux de chômage au Canada est d’un point inférieur à celui des États-Unis, et quatre points plus bas que celui de la zone euro. «La sécurité d’emploi des Canadiens est plutôt bonne, grâce à notre taux de chômage de 7,3 pour cent, sous les tendances historiques. Les Canadiens doivent s’attendre à une hausse des salaires légèrement plus rapide que celle de l’inflation, ce qui viendra appuyer le pouvoir d’achat des ménages. Les gains les plus importants se feront en Alberta et en Saskatchewan», a indiqué à cet effet Sal Guatieri, économiste principal, Direction des études économiques de BMO.

Détails sur le sondage

Le sondage en ligne a été effectué par la firme Pollara Strategic Insights du 31 juillet au 3 août 2012, auprès d’un échantillon de 1 000 canadiens. Un échantillon aléatoire de cette taille entraîne une marge d’erreur de plus ou moins 3,1 pour cent, 19 fois sur 20.