Nombreuses sont les jeunes entreprises prometteuses qui ont échoué simplement parce qu’elles n’arrivaient pas à gérer convenablement leurs flux de trésorerie. Jared Hecht, collaborateur au magazine Entrepreneur, partage cinq précieux conseils qui pourraient permettre à vos clients d’éviter la catastrophe.

1. Ne pas surestimer les prévisions de ventes

Bien que l’optimisme soit une qualité essentielle pour tout entrepreneur qui a à cœur l’avenir de son entreprise, il doit tout de même être accompagné d’une dose de réalisme. La période des fêtes aura sans doute un effet positif sur les ventes de l’entreprise, mais elle ne les fera pas forcément doubler. De là l’importance d’établir des prévisions de ventes réalistes et objectives basées sur des chiffres réels et sur l’historique de l’entreprise.

2. Ne pas dépenser impulsivement lors de la phase de démarrage

On dit souvent que « pour faire de l’argent, il faut de l’argent ». S’il est vrai que démarrer une entreprise requiert un investissement considérable, certaines dépenses ne sont pas aussi essentielles que d’autres. « Certains consultants seront heureux d’utiliser le capital de votre entreprise pour des éléments dont vous n’avez pas besoin en réalité », prévient Jared Hecht. Établir un budget serré et évaluer minutieusement le rendement de chaque dollar dépensé sont de bonnes pratiques à adopter.

3. Ne pas adopter une attitude passive face aux comptes en souffrance

Les PME qui ne sont pas proactives dans la collecte des paiements se placent bien souvent en situation de grande précarité financière. Pour éviter ces situations, une politique claire incluant des pénalités et des conséquences pour les paiements effectués en retard doit être mise en place et communiquée aux clients. « Si votre client n’a pas la certitude qu’il va entendre parler de vous au moment où l’un de ses paiements sera en retard, vous êtes sûr d’être le dernier de ses fournisseurs qu’il va payer », affirme Jared Hecht.

4. Établir un budget pour les flux de trésorerie

La saine gestion financière d’une entreprise se fait au jour le jour. Par exemple, les entreprises œuvrant dans le domaine du commerce de détail ont généralement un faible niveau de liquidité dans les mois précédant la période des fêtes. En même temps, elles ont besoin de davantage d’inventaires en prévision de la hausse annuelle des ventes… pourvu que les fournisseurs n’aient pas à être payés avant que les ventes ne se concrétisent. Pour éviter tous ces désagréments, la meilleure solution est d’élaborer un tableau de flux de trésorerie qui permet de déterminer précisément le niveau de liquidité requis pour une période précise de l’année.

5. Prévoir un coussin financier

Pour une entreprise qui ne possède aucune marge de sécurité financière, un seul mois de mauvaises ventes peut mener au désastre. Comme mesure de protection, les entreprises devraient toujours avoir en réserve des fonds équivalents à au moins deux mois de dépenses d’exploitation.