Avec le dollar canadien et le prix du pétrole en chute libre, l’inquiétude est palpable chez les propriétaires de PME canadiennes. Leur confiance a même atteint en janvier un nouveau creux historique depuis la fin de la récession, sauf au Québec où l’optimisme est un peu plus présent.

L’indice du Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) est tombé à 54,3 le mois dernier, environ 10 points sous le niveau de croissance économique normal.

L’indice du Baromètre des affaires est mesuré sur une échelle de 0 à 100. Un niveau supérieur à 50 signifie que les entrepreneurs qui s’attendent à de meilleurs résultats pour les douze prochains mois sont plus nombreux que ceux qui envisagent une performance plus faible. L’indice varie normalement entre 65 et 70 lorsque l’économie réalise son plein potentiel de croissance.

« L’écroulement du secteur des ressources continue d’avoir un effet domino sur l’économie d’une manière générale, car l’Alberta, en pleine dégringolade, entraîne le reste des provinces dans sa chute, explique Simon Gaudreault, économiste principal à la FCEI. La dépréciation du dollar canadien se fait aussi sentir sur le niveau de confiance des PME. Ce mois-ci, les coûts liés au taux de change affectent 38 % des entrepreneurs, un record. »

Le niveau de confiance varie également selon les secteurs d’activité. Alors que l’indice demeure faible dans les secteurs des ressources naturelles et de la construction, il est relativement vigoureux dans les secteurs des services professionnels, de l’information, des arts, de l’hébergement et de la restauration.

LE QUÉBEC PLUS CONFIANT

Contrairement à la tendance à la baisse observée dans la plupart des provinces, la confiance des PME est en légère hausse au Québec. En janvier, l’indice du Baromètre s’est établi à 61,2, un des meilleurs résultats depuis 2013.

Les entreprises québécoises sont à présent plus optimistes que celles ailleurs au Canada. Les prévisions d’embauche à court terme se sont un peu renforcées, 21 % des chefs d’entreprise prévoyant recruter du personnel, contre seulement 9 % qui envisagent de réduire leurs effectifs. Par ailleurs, les entrepreneurs sont 46 % à estimer que la performance de leur entreprise est bonne, un résultat jugé satisfaisant par la FCEI.

La rédaction vous recommande :