L’incertitude économique ambiante n’est pas sans effet sur le niveau de confiance des PME, selon l’indice du Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

« L’indice a atteint un nouveau plancher cyclique et il est environ 10 points en dessous des niveaux observés à l’automne 2014, observe Simon Gaudreault, économiste principal à la FCEI. L’optimisme des propriétaires de PME s’est surtout refroidi en Colombie-Britannique et en Ontario, ainsi qu’en Alberta où l’indice a atteint un creux historique. »

À l’échelle canadienne, l’indice est descendu à 56,0 en septembre. Il s’agit du quatrième mois consécutif où l’indice enregistre une baisse de la confiance des propriétaires de PME.

L’indice étant mesuré sur une échelle de 0 à 100, un niveau supérieur à 50 signifie que les entrepreneurs qui s’attendent à de meilleurs résultats pour les douze prochains mois sont plus nombreux que ceux qui envisagent une performance plus faible. L’indice varie normalement entre 65 et 70 lorsque l’économie réalise son plein potentiel de croissance.

LES PME QUÉBÉCOISES PLUS OPTIMISTES

Contrairement à la plupart des provinces, l’indice a légèrement progressé en septembre au Québec, gagnant deux points (59,5) par rapport au mois d’août. Plus de la moitié (52 %) des chefs d’entreprise estiment que leur entreprise est en bonne santé, un record depuis le début de l’année.

Le secteur des ressources naturelles continue d’être le moins optimiste de tous. La confiance est inférieure à la moyenne dans les secteurs de la construction, du commerce de gros et de l’hébergement et de la restauration.

Les perspectives d’embauche sont faibles par rapport à l’année dernière, mais demeurent conformes aux normes saisonnières. À l’échelle nationale, seuls 17 % des chefs d’entreprise prévoient recruter du personnel à temps plein au cours des prochains mois, contre 15 % qui envisagent de réduire leurs effectifs. Les données sont cependant plus encourageantes au Québec, alors que 20 % des entrepreneurs prévoient augmenter leurs effectifs, comparativement à 13 % qui envisagent de les réduire.

Les prévisions de hausses de salaire ont pour leur part reculé à 1,3 %, mais les prévisions relatives aux prix sont restées solides (2,1 %).