Bon an mal an, le Canada offre les coûts d’exploitation d’entreprise les plus concurrentiels parmi les marchés parvenus à maturité, révèle une étude. Quant à Montréal, elle domine le classement des grandes villes nord-américaines.

Selon l’étude Choix concurrentiels 2016 de KPMG, c’est en grande partie la vigueur du dollar américain qui a contribué à la compétitivité du Canada et lui a permis de conserver sa position au classement mondial. Et ce, malgré la hausse de certains coûts d’exploitation – notamment les loyers des bureaux dans les centres urbains et les banlieues, et la réduction des crédits d’impôt fédéraux pour la recherche et développement (R-D).

L’étude bisannuelle porte sur 26 facteurs qui influencent les coûts d’exploitation, dont la main-d’œuvre, les installations, le transport, les services publics et les impôts, dans 111 villes de 10 pays.

Parmi les 10 pays étudiés, seul le Mexique, considéré comme un marché en forte croissance, dépasse le Canada et se hisse au premier rang dans les quatre secteurs examinés, soit les services numériques, les services de R-D, les services aux entreprises et la fabrication. Les Pays-Bas et l’Italie talonnent le Canada aux troisième et quatrième rangs, tandis que le Japon et les États-Unis arrivent bons derniers. En matière de coûts d’exploitation, le Canada offre un avantage de 14,6 % sur les États-Unis pour les entreprises.

Sur le plan fiscal, c’est au Royaume-Uni, au Canada et aux Pays-Bas que les taux d’imposition effectifs sont les plus faibles pour les sociétés des divers secteurs à l’étude, compte tenu des mesures incitatives fiscales visant la R-D et les activités technologiques.

MONTRÉAL AU SOMMET

Les entreprises montréalaises bénéficient de l’un des meilleurs climats d’affaires d’Amérique du Nord. La métropole québécoise se classe en effet au premier rang des 34 plus grandes villes canadiennes et américaines (agglomérations de deux millions d’habitants ou plus) en ce qui concerne les coûts d’exploitation.

Concrètement, l’indice de coût de 85,2 attribué à Montréal indique que les entreprises qui y sont basées profitent de coûts d’exploitation inférieurs de 14,8 % à ceux des quatre plus grandes villes américaines, soit New York, Los Angeles, Chicago et Dallas-Fort Worth. C’est dans les secteurs de la fabrication et des services numériques que Montréal affiche ses meilleurs résultats.

Selon les auteurs de l’étude, les villes canadiennes sont en réalité toutes plus concurrentielles que les villes américaines examinées. Montréal, Toronto et Vancouver figurent aussi parmi les grandes villes les plus compétitives du monde.

« Chacune des villes canadiennes à l’étude bénéficiera, comme beaucoup d’autres au pays, des investissements promis par le gouvernement fédéral dans le transport, l’infrastructure verte et l’infrastructure sociale. Ces investissements rendront le Canada encore plus attrayant aux yeux des entreprises et de leurs employés, et contribueront à nous assurer un avenir concurrentiel », soutient Brad Watson, leader national, Infrastructures à KPMG.


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