Le numérique a modifié la manière dont les Canadiens recherchent un emploi ces dernières décennies. Cependant, s’il est de plus en plus facile de postuler en ligne, nombreux sont ceux qui préfèrent un contact humain lorsqu’il s’agit de trouver un travail.

Un sondage, réalisé par Randstad Canada, révèle que 63% des employés trouvent que les outils numériques ont rendu la recherche d’emplois plus complexe. Ainsi, 64% des Canadiens préfèrent les interactions directes lors du processus d’embauche.

Les employeurs qui veulent attirer de nouveaux talents devraient ainsi adopter une démarche à mi-chemin entre la technologie et le contact humain.

« La technologie amène une certaine commodité, mais les entreprises doivent garder à l’esprit que le recrutement demeure une activité centrée sur l’humain. En revanche, la technologie et l’approche axée sur l’humain ne sont pas nécessairement incompatibles et peuvent très bien se compléter l’une l’autre. Il s’agit de trouver le juste équilibre entre l’efficacité liée à la technologie et la chaleur des interactions humaines », affirme Marc-Étienne Julien, directeur général à Randstad Canada.

LES CONSÉQUENCES DE LA TECHNOLOGIE

S’il y a quelques années encore trouver un emploi fonctionnait essentiellement grâce au bouche-à-oreille, aujourd’hui les options pour trouver des offres d’emploi sont multiples. Et si le sondage démontre que les Canadiens désirent avoir accès à plusieurs options lors de la recherche d’emploi, plus de 41 % des répondants avouent se sentir perdus face aux multiples méthodes et outils disponibles.

Paradoxalement, si 45 % des chercheurs d’emploi font leurs recherches et postulent en ligne, 89 % des répondants estiment qu’une approche personnalisée est plus efficace. Ainsi, 63 % des Canadiens pensent que, malgré l’abondance d’outils, la recherche d’emploi est devenue plus complexe et une majorité avoue qu’il est difficile de se démarquer en ligne.

En général, 90 % des travailleurs canadiens s’attendent à ce que les communications électroniques augmentent dans leur milieu de travail d’ici les cinq prochaines années, diminuant ainsi les interactions en personne.

Ainsi, plus de 80 % des répondants estiment que dans les prochaines années, il y aura moins de communication en personne, que la séparation entre le travail à domicile ou dans un bureau s’atténuera et qu’il y aura moins d’employés à temps plein et plus de contractuels.

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