Les cyber-risques seront une préoccupation de taille pour les entreprises canadiennes en 2015, selon Borden Ladner Gervais (BLG). Le cabinet prédit que les sociétés canadiennes seront plus que jamais confrontées aux conséquences juridiques des atteintes à la protection de leurs données, de l’inconduite de leurs employés et du risque pour leur réputation dans les médias sociaux.

Faisant écho à un rapport de Statistique Canada révélant que la sécurité informatique de 14 % des grandes entreprises ait été compromise en 2013, le document souligne les effets dévastateurs que peuvent avoir la divulgation de données confidentielles, les violations de la vie privée et les atteintes à un droit de propriété intellectuelle sur les destinées d’une entreprise, soit-elle grande ou petite.

Cinq autres menaces sont également identifiées et détaillées :

Diffamation et réseaux sociaux

Bien que les réseaux sociaux soient régis par les mêmes lois qui encadrent la diffamation en matière d’énoncés publics, ces plateformes virtuelles comportent plusieurs risques et pièges pour les entreprises vulnérables à différentes attaques et aux conséquences légales découlant de leurs propres actions. L’article cite à preuve les pratiques de recrutement privées, le libel diffamatoire, le non-respect des droits d’auteur et les outils technologiques permettant le piratage.

Enquêtes internes et examens de conformité

Au cours de leur carrière, plusieurs directeurs et cadres seront impliqués dans une enquête ou un procès. Les organisations publiques et privées doivent vivrent avec cette nouvelle réalité. Si certaines procédures seront attendues, d’autres tiendront de la surprise.

Les membres du conseil d’administration et les gestionnaires cadres qui ne seront pas adéquatement préparés à cette éventualité peineront à expliquer les lacunes réelles ou perçues par les autorités se faisant de plus en plus vigoureuses et déterminées.

Santé mentale en lieu de travail

Malgré des recherches récentes révélant que près d’une personne sur cinq connaîtra des problèmes de santé mentale à un moment ou à un autre de sa carrière, la discrimination qui en découle empêcherait plusieurs employés d’aborder la question avec la direction.

Comme l’employeur contrôle le milieu de travail, c’est à lui que revient la responsabilité de protéger la santé et la sécurité des employés, y compris leur santé mentale. Bien que plusieurs employeurs évitent de traiter de ce sujet, jugé inconfortable, avec leurs employés, plusieurs juridictions, dont l’Ontario, ont adopté des politiques obligeant l’employeur à s’informer de l’état de santé mentale de chaque employé.

Rappel de produits

Depuis l’entrée en vigueur de la Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation (LCSPC) en juin 2011, les rappels de produits sont en hausse, à l’instar des risques pour les bénéfices tirés des produits de consommation et les sociétés qui les fabriquent. Une compagnie émettant un avis de rappel perd souvent la confiance des consommateurs et des investisseurs. La regagner peut nécessiter plusieurs années et plusieurs stratégies.

Des révisions fiscales qui créent de l’incertitude

Plusieurs règles fiscales internationales et structures d’investissement font actuellement l’objet de révisions dont les tenants et aboutissants restent à déterminer, créant ainsi des risques pour les entreprises et les investisseurs. La règle anti-chalandage fiscal, proposée dans le budget fédéral 2014, et les initiatives de l’OCDE (Plan d’action concernant l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices) changeront la donne pour les Canadiens investissant à l’étranger et pour les non-résidents désirant investir au Canada, incluant les organismes de placement collectif (OPC).

Ceux-ci devront composer avec le caractère incertain généré par la redéfinition de l’acceptabilité en matière de planification fiscale, en plus de s’adapter à de nouvelles obligations de conformité et d’information financière

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