Si les investissements des entreprises ne connaissent pas une reprise vigoureuse au cours des prochains mois, la croissance future pourrait en être affectée, prévient le Conference Board du Canada.

Malgré que certaines industries fonctionnent à plein régime, les entrepreneurs hésitent à investir. Le secteur manufacturier réduira ses dépenses en immobilisations d’en moyenne 10,9 % cette année, selon l’organisme.

Or, sans une reprise des investissements, les contraintes de capacité pourraient entraver le dynamisme économique du pays. Par exemple, au quatrième trimestre l’an dernier, le secteur des produits du bois fonctionnait à 99,3 % de sa capacité. Le secteur de la fabrication de papier suivait non loin derrière, à 98,2 % de sa capacité, et celui du matériel de transport, à 97,3 %. Sans investissement pour accroître leur capacité, la productivité des entreprises de ces secteurs stagnera.

Selon les prévisions du Conference Board, une légère augmentation des dépenses d’investissement hors énergie devrait tout de même survenir au deuxième trimestre, suivie d’un fort rebond dans la seconde moitié de l’année.

DES FREINS À L’INVESTISSEMENT

Les chefs d’entreprise évoquent la faible demande du marché, les politiques gouvernementales, la pénurie de personnel qualifié et la dépréciation du dollar canadien (qui augmente le coût des technologies et des équipements importés) pour justifier leur intention de ne pas investir.

Si la demande du marché devrait progresser grâce au raffermissement de l’économie américaine, les autres facteurs continueront probablement de freiner l’investissement.

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