La confiance des entreprises canadiennes a atteint son plus haut niveau depuis 2011 et les attentes de leurs dirigeants en ce qui a trait à leurs ventes futures et leurs intentions d’investissement et d’embauche se situent au-dessus des moyennes historiques, a indiqué vendredi la Banque du Canada.

Les résultats de l’enquête trimestrielle de la banque centrale sur les perspectives des entreprises ont alimenté les attentes de certains analystes qui la voient commencer à hausser son taux d’intérêt directeur dès le mois prochain.

Le raffermissement de l’économie, jumelé aux récents commentaires plus optimistes du gouverneur Stephen Poloz, font croire à certains observateurs que la banque pourrait hausser son taux directeur pour la première fois en sept ans lors de sa rencontre prévue le 12 juillet.

« Les résultats obtenus pour la quasi-totalité des questions de l’enquête dépassent leurs moyennes historiques, ce qui porte l’indicateur à son niveau le plus haut depuis 2011 », a affirmé vendredi la Banque du Canada, en référence au sondage qu’elle mène chaque trimestre auprès d’une centaine d’entreprises canadiennes.

« Cet état de fait témoigne de toute évidence d’une amélioration généralisée de la confiance des entreprises. »

L’EMBAUCHE DANS LA MIRE

L’indicateur sur les intentions d’embauche des sociétés a augmenté depuis avril pour atteindre son plus haut niveau depuis qu’il est calculé.

« La nécessité de répondre à une forte demande et les projets d’expansion sont les raisons les plus souvent avancées par les entreprises », affirme la banque.

Ces dernières s’attendent en outre à ce que leurs ventes continuent de croître dans les 12 prochains moins, tandis que les intentions d’investissement pour la même période restent élevées.

Dans l’ensemble, les perspectives positives se sont étendues à toutes les industries et régions, précise la banque centrale.

L’ÉCONOMIE GAGNE EN VIGUEUR

Le Canada affiche une meilleure performance que prévu depuis le début de l’année, en particulier pour certaines données économiques comme celles sur la croissance, le commerce et le marché de l’emploi. Statistique Canada a d’ailleurs indiqué vendredi que l’économie canadienne avait progressé de 0,2 % en avril.

Selon l’économiste en chef de la Banque Nationale, Stéfane Marion, les solides résultats de l’enquête de la banque centrale ont convaincu M. Poloz de faire ses déclarations optimistes dans les médias, plus tôt cette semaine.

Le gouverneur a répété mercredi que la réduction des taux d’intérêt de 2015 semblait avoir fait son boulot et avait permis de contrebalancer l’impact négatif du plongeon des prix du pétrole sur l’économie dans son ensemble.

Il note que l’économie canadienne a connu une croissance « étonnamment » vigoureuse pendant les trois premiers mois de 2017, et estime que sa cadence devrait rester supérieure à son potentiel.

La banque centrale souligne les pressions sur la capacité de production et la hausse des indicateurs de pénuries de main-d’œuvre, signes que la marge de ressources inutilisées de l’économie se résorbe, précise M. Marion dans une note à ses clients.

« Étant donné que plusieurs des indicateurs avancés d’activité économique de l’enquête se trouvent à des niveaux records, ou près de niveaux records, nous ne voyons pas pourquoi [la Banque du Canada] s’empêcherait de hausser les taux en juillet », écrit-il.

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