Jeune homme pensif.
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Pour le quatrième mois d’affilée, l’optimisme des PME est en baisse, selon le dernier Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Sur trois mois, l’indice de confiance a perdu près de 8 points (46,7) et l’indice sur 12 mois près de 7 points (52,7).

À peine le tiers (32%) des dirigeants pensent que leur entreprise se porte bien alors qu’un sur cinq estime leur PME en difficulté.

L’indice de confiance est à la baisse dans toutes les provinces. Ce sont les entrepreneurs de l’Ontario (44,7) et de Terre-Neuve-et-Labrador (45,7) dont le moral est au plus bas.

Certains secteurs souffrent plus d’autres, soit l’agriculture (37,7) et le commerce de détail (38,7). Étrangement, les plus optimistes sont dans le domaine de l’hébergement et la restauration (59,1) — la fin des confinements y est sûrement pour quelque chose. Cela dit, leur confiance est quand même à la baisse de 9 points par rapport au mois dernier.

DES FACTEURS QUI PÈSENT LOURD

Les pénuries de main-d’œuvre (encore et toujours), le coût des intrants, en particulier le prix de l’énergie et des carburants, l’inflation sont autant de facteurs qui minent le moral des entrepreneurs.

« Mais ce qui est pire encore, c’est qu’ils ont le sentiment de ne pas être entendus : seuls 16 % estiment que le gouvernement fédéral est sensible aux pressions qu’ils subissent en termes de coûts, d’après l’un de nos récents sondages. Il ne faut pas s’étonner qu’ils soient inquiets quant à l’avenir », déclare Simon Gaudreault, vice-président de la recherche et économiste en chef à la FCEI.

« Ces indicateurs devraient servir aux gouvernements un sérieux avertissement sur la précarité des PME. Ils seraient avisés d’en tenir compte dans leurs décisions économiques et politiques au cours des prochains mois parce que les entreprises ne peuvent supporter plus de pression », conclut Andreea Bourgeois, directrice de l’économie à la FCEI.