Bien que l’indice de performance des PME canadiennes soit actuellement à la traîne des indicateurs économiques mondiaux, le potentiel de reprise et de croissance pour les cinq prochaines années est bel et bien là, selon un nouveau rapport de Marchés mondiaux CIBC.

Le document indique que depuis la récession de 2008, les PME, qui comptent pour 40 % du PIB du secteur privé canadien, ont connu une croissance importante, le bassin d’entreprises de 20 à 49 employés ayant enregistré une hausse de 18 %, celui des entreprises de 10 à 19 employés, de 12,5 %, et celui des entreprises de moins de 10 employés, de 10,3 %.

Dans son analyse du contexte actuel, l’étude révèle la présence de « perspectives à exploiter », notamment en ce qui concerne les « facteurs structurels favorisant le lancement et la croissance de nouveaux projets », mais souligne la tendance haussière du secteur de l’import-export, qui complexifierait les pratiques et ajouterait une « pression supplémentaire » en matière de prix, de qualité, de contrôle des coûts, d’efficacité, de ressources en marketing et d’innovation.

Le Québec en bonne position

Toujours selon le rapport, la terre d’élection pour les PME en démarrage est actuellement l’Alberta, son taux de croissance anticipé étant le plus fort au pays. La Colombie-Britannique et l’Ontario revendiquent les deuxième et troisième places, suivies ex-æquo par la Saskatchewan, le Manitoba et le Québec au quatrième rang.

Le palmarès des provinces a été établi en fonction de neuf facteurs macroéconomiques, soit :

  • Croissance économique : dans quelle mesure l’environnement macroéconomique soutient l’activité des PME.
  • Composition urbaine/rurale : la concentration des PME dans les grands centres urbains au détriment des régions rurales.
  • Disponibilité de la main-d’œuvre : la proportion des entreprises qui estiment que les pénuries de main-d’œuvre exercent une contrainte sur leurs activités.
  • Position des exportations nettes : la valeur des exportations, moins celle des importations, et une mesure de la sensibilité aux perspectives de dépréciation du dollar canadien.
  • Démographie : la croissance du groupe des 35 à 55 ans, plus susceptible de générer des travailleurs autonomes et des nouvelles entreprises.
  • Migration nette : l’apport des nouveaux immigrants à la croissance de la main-d’œuvre, ceux-ci ayant une tendance supérieure à la moyenne à devenir travailleurs autonomes.
  • Composition sectorielle : dans quelle mesure les secteurs de l’économie qui connaissent la croissance la plus rapide sont aussi favorables aux PME.
  • Activité d’impartition : la propension des grandes entreprises à sous-traiter leurs activités principales.
  • Position de la dette : la mesure de la dépendance envers le financement, qui sert d’indicateur de la vulnérabilité à une hausse des taux d’intérêt.

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