Les trois quarts des travailleurs canadiens (77 %) changeraient d’emploi si on leur offrait un meilleur régime de retraite.

C’est ce que révèle un récent sondage réalisé par le spécialiste des systèmes de paie ADP Canada, selon qui une offre concurentielle d’avantages sociaux permet aux PME de se démarquer sur le plan de l’embauche.

Au Québec, le total des employés qui changeraient d’allégeance est légèrement inférieur à la moyenne nationale, alors que 69 % seulement des travailleurs opteraient pour un meilleur revenu de retraite.

Ce type de démissions affecte davantage les moyennes entreprises que les petites. Ainsi, 86 % des travailleurs songeraient à quitter une entreprise de moins de 500 employés en échange d’une caisse de retraite plus satisfaisante. Les travailleurs des petites entreprises comptant moins de 50 employés ne sont que 70 % à exprimer ce souhait.

L’âge ne semble pas influencer l’importance accordée au revenu de retraite. Les jeunes dans la trentaine jugent tout aussi importants les programmes d’avantages sociaux, dont les régimes de retraite, note ADP.

D’AUTRES INCITATIFS REQUIS

Mais le revenu de retraite n’est pas le seul facteur de rétention de la main-d’œuvre.

« Dans un marché du travail compétitif, il est plus difficile de retenir les meilleurs talents. Les entreprises devraient proposer un programme financier concurrentiel, qui comprend d’autres avantages comme des heures flexibles, des rabais pour les employés, des programmes d’aide aux employés et à leur famille, ainsi qu’une culture vraiment formidable », explique dans un communiqué Elvira Ciambella, vice–présidente d’ADP Canada.

Enfin, plusieurs aspects de l’offre patronale sont susceptibles de créer des conditions gagnantes pour retenir les employés, tels le télétravail, les horaires flexibles, les semaines de travail comprimées, les congés supplémentaires et la possibilité de prendre du temps pour faire du bénévolat.

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