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L’endettement mondial des entreprises atteint 13 000 milliards de dollars, dont le tiers devra être renégocié dans un contexte de taux d’intérêt plus élevés.

Le montant des obligations émises par les entreprises non financières est deux fois plus important qu’avant la crise financière de 2008, atteignant la valeur record de 13 000 milliards de dollars, indique l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

INVESTISSEMENTS NON PRODUCTIFS

Ce développement de l’endettement des entreprises a été favorisé par les politiques monétaires accommodantes des banques centrales, qui ont injecté des liquidités à bas coût depuis dix ans, rappelle Le Devoir.

Le problème est que cet endettement a souvent servi à payer des opérations purement financières, comme des rachats d’actions et des acquisitions… plutôt que des investissements productifs.

Et la santé financière des émetteurs tend à se dégrader. En 2008, 30 % des obligations étaient à la limite d’être qualifiées de spéculatives. Elles étaient 54 % en 2018, souligne l’OCDE.

Et le contexte actuel ne pousse guère à l’optimisme. Des entreprises qui s’étaient financées à bas prix devront prochainement renouveler cet endettement alors que les taux d’intérêt sont tournés à la hausse. D’ici trois ans, ce sont ainsi 4 000 milliards de dollars qu’elles devront trouver, à un coût plus élevé et sans pouvoir compter sur un fort retour sur l’investissement productif.