Les PME qui souhaitent améliorer la santé et le mieux-être de leurs employés ont encore beaucoup de pain sur la planche. Selon un sondage du Groupe entreprises en santé, un travailleur sur deux oeuvrant au sein d’une PME serait prêt à changer d’emploi pour améliorer sa qualité de vie.

Près du tiers (31 %) des répondants mentionnent que leurs conditions et leur climat de travail ont des impacts négatifs sur leur santé et leur bien-être. Les résidents de Montréal, les jeunes et les travailleurs ayant un faible niveau de scolarité sont les plus susceptibles de tourner le dos à leur employeur pour gagner en mieux-être au travail.

Un des principaux facteurs expliquant cette grande insatisfaction chez les employés de PME est le niveau de stress élevé. Près de la moitié (47 %) des travailleurs sondés ont affirmé vivre trop souvent du stress en lien avec leur activité professionnelle.

Malgré ces données inquiétantes, le sondage met tout de même en lumière certains éléments plus positifs. La grande majorité des répondants (82 %) affirment que leur employeur actuel a leur santé et leur bien-être à cœur. En outre, 73 % des travailleurs soutiennent recevoir suffisamment d’encouragement et de reconnaissance de la part de leur employeur, un facteur-clé pour l’épanouissement professionnel et personnel en milieu de travail, selon le Groupe entreprises en santé.

« Au-delà des conditions salariales et des avantages sociaux, la santé et le mieux-être au travail sont devenus de plus en plus importants dans le choix d’un employeur, a commenté Jeane Day, directrice générale du Groupe entreprises en santé. Les PME qui intègrent ces valeurs dans leur culture d’entreprise se donnent des conditions gagnantes pour embaucher et retenir une main-d’œuvre qualifiée et motivée. »

LE MIEUX-ÊTRE ADAPTÉ AUX PME

Si elles ne passent pas à l’action dès maintenant pour améliorer la qualité de vie de leurs salariés, les PME pourraient bien voir leurs meilleurs éléments déserter au profit des grandes entreprises.

« Alors qu’environ les trois quarts des grandes entreprises ont mis en place des initiatives en lien avec la santé et le mieux-être pour leurs employés, seulement le quart des entreprises de 100 employés et moins en ont fait de même », a souligné le Dr Mario Messier, directeur scientifique du Groupe entreprises en santé.

Conscient de la réalité des PME, qui disposent de ressources financières et humaines limitées, l’organisme a annoncé le lancement du programme PME en santé, conçu pour guider les petites organisations dans leurs premiers pas vers une culture axée sur la santé et le bien-être des effectifs.

Le programme, divisé en sept étapes, se veut accessible et abordable, a assuré M. Messier.

« Les étapes à franchir sont simples et déjà toutes préconçues. L’implantation du programme ne nous a pas demandé énormément de temps », a indiqué Sindy Pruneau, technicienne en comptabilité à l’École d’entrepreneurship de Beauce, une des six PME qui ont participé à un projet-pilote visant à tester le programme en situation réelle.

Dans le cadre de PME en santé, l’entreprise de Saint-Georges a notamment instauré une séance hebdomadaire d’entraînement à laquelle tous les employés participent. Ces derniers ont également la possibilité de prendre une heure payée par semaine pour faire de l’activité physique.

« Le programme a donné une discipline aux employés. Les plus actifs ont donné l’exemple aux plus sédentaires », a ajouté Mme Pruneau.

Le programme PME en santé sera disponible pour l’ensemble des PME du Québec d’ici la fin du mois d’avril.

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