La grande majorité des entreprises canadiennes (84 %) comptent procéder à un désinvestissement dans les 12 prochains mois, selon l’étude Global Corporate Study 2018 d’EY. Ce pourcentage monte à 95 % sur un horizon de deux ans.

Ce chiffre représente une hausse de 300 % par rapport à l’année passée, mais également 12 points de pourcentage de plus que la moyenne mondiale (72 %).

« Les entreprises canadiennes se tournent plus que jamais vers le désinvestissement pour obtenir un avantage concurrentiel. Elles ont mené plus fréquemment des examens de portefeuilles, car elles ont la volonté de se départir d’actifs non productifs et de tirer parti des stratégies numériques », affirme Fany Boucher, associée, Soutien à la transaction chez EY.

DÉSINVESTIR POUR AMÉLIORER LA PRODUCTIVITÉ

La majorité des dirigeants sondés au Canada (92 %) indiquent que les changements technologiques ont un gros impact sur leurs projets de désinvestissement, une hausse de 20 % par rapport à 2017.

Ainsi, 41 % des répondants recourent à des désinvestissements majeurs afin de financer des investissements dans de nouvelles technologies, leur priorité absolue étant l’amélioration de l’efficacité opérationnelle.

La technologie pèse également dans le processus transactionnel. Selon l’étude, les entreprises tirent parti de l’analyse des données pour prendre leurs décisions sur les stratégies de croissance.

Près de la moitié des répondants (43 %) indiquent que l’analytique leur a permis de comprendre la véritable valeur des activités non essentielles et de déterminer s’il convenait de s’en départir.

« Il ressort clairement de l’étude que la technologie est à la fois un facteur de désinvestissement et un moyen optimal pour stimuler la transformation numérique des entreprises », constate Fany Boucher.

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