Les facteurs démographiques font augmenter le taux d’absentéisme des travailleurs canadiens, selon une étude de l’Institut C.D. Howe.

Le rapport Absent With Leave: The Implications of Demographic Change for Worker Absenteeism démontre en effet une augmentation du nombre de jours d’absences au fur et à mesure que la population vieillit.

Par exemple, les hommes âgés de 45 à 54 ans ont tendance à prendre 1,3 jour de congé de maladie de plus que ceux ayant de 35 à 44 ans.

Pour s’adapter à l’évolution démographique, les entreprises peuvent modifier leurs politiques et pratiques en faisant preuve d’accommodement, de souplesse et de planification.

Le rapport recommande de négocier les dispositions relatives aux congés personnels, familiaux et de maladie en tenant compte des attentes des salariés et des employeurs, afin d’éviter les coûts frictionnels liés aux absences imprévues.

« Le vieillissement de la population continuera de mettre de la pression à la baisse sur le nombre de jours travaillés, ainsi que sur la productivité, conclut le rapport. Les politiques intelligentes sont nécessaires pour atténuer l’impact sur ​​l’économie. » Le rapport peut être téléchargé, en anglais, sur le site de l’Institut C.D.Howe.

L’absentéisme des employés a coûté 16,6 G$

L’économie canadienne a perdu 16,6 milliards de dollars l’an dernier en raison du taux d’absentéisme des employés, selon une étude publiée par le Conference Board du Canada.

Un employé travaillant à temps plein s’est absenté, en moyenne, 9,3 jours en 2011, indique le rapport. Les plus hauts taux d’absentéisme ont été enregistrés dans les secteurs des soins de santé et de l’aide sociale.

Les frais engendrés par ces absences ont représenté environ 2,4 pour cent de la masse salariale annuelle brute en 2012, soit 16,6 milliards de dollars.

De façon générale, les employés se sont absentés pour des maladies bénignes ou des congés de longue durée, précise le rapport du Conference Board.

Les travailleurs de la fonction publique ont pris 12,9 jours de congés en moyenne, contre 8,2 jours pour les employés du secteur privé. Chez les travailleurs syndiqués, le nombre de jours d’absence s’est élevé à environ 13,2 jours, comparativement à 7,5 jours pour les employés non syndiqués.

Malgré les coûts élevés reliés à ces absences, 46 % seulement des entreprises ont déclaré faire un suivi du taux d’absence de leurs employés et des raisons invoquées.

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