Le Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) montre que l’optimisme des PME québécoises a augmenté en juillet, alors même que celui des PME canadiennes était plutôt à la baisse.

Globalement, l’indice de la FCEI a reculé de plus de deux points, pour s’établir à 57,6. Rappelons que la FCEI mesure l’optimisme des entrepreneurs sur une échelle de 0 à 100. Un niveau supérieur à 50 signifie qu’ils sont plus nombreux à envisager de meilleurs résultats dans les douze prochains mois qu’à prévoir une performance en baisse.

Cependant, la morosité canadienne n’affecte pas toutes les provinces. Au Québec (64,1), à Terre-Neuve-et-Labrador (50) et en Alberta (46,7), l’indice a progressé en juillet. Seules les PME de l’Île-du-Prince-Édouard (68,8) et de la Colombie-Britannique (66,4) se montrent plus enthousiastes que le Québec. L’indice au Québec se rapproche du seuil à partir duquel il se situe normalement lorsque l’économie réalise son plein potentiel, soit entre 65 et 70.

L’EMPLOI STAGNE

Du côté de la création d’emplois, la situation demeure un peu moins rose. Au Québec, les besoins en main-d’œuvre ont même subi un petit recul comparativement au début de l’année. En juillet, 21 % des entrepreneurs québécois prévoyaient augmenter leurs effectifs à temps plein au cours des trois prochains mois (contre 18 % pour l’ensemble du Canada). À l’inverse, 4 % des PME québécoises planifiaient des licenciements (contre 12 % pour l’ensemble du Canada). Par ailleurs, au Québec, 30 % des PME déplorent une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, un taux équivalent à la moyenne canadienne (31 %).

Par ailleurs, l’indice progresse lentement en Alberta, ce qui correspond, selon la FCEI, à un regain d’optimisme face au secteur des ressources naturelles.

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