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Après plus de deux ans de pandémie, les défis restent grands pour les petites et moyennes entreprises canadiennes (PME) qui font face à des difficultés en matière de finances, d’opérations et de paiements, révèle un sondage de Paiements Canada.

Les PME ayant un revenu total inférieur à 10 millions de dollars — qui représentent 98 % de toutes les entreprises au Canada — sont encore affectées par les impacts de la pandémie.

Pour 37 % d’entre elles, la crise sanitaire a un effet négatif sur les ventes. Parmi les autres défis, il y a aussi :

  • la gestion des marges et des profits (33%);
  • les dépenses globales d’entreprise (33 %);
  • la gestion des flux de trésorerie (27 %);
  • l’incidence des modifications réglementaires ou législatives (26 %);
  • les risques liés aux fluctuations des taux de change (24 %);
  • et le recrutement des employés (23 %).

La situation s’est toutefois améliorée pour un certain nombre d’entre elles, notamment sur le plan des ventes (20 %), de l’accès au financement (14 %) et la gestion des flux de trésorerie (12 %).

PAIEMENTS ÉLECTRONIQUES

On le sait, l’adoption des modes de paiement numérique s’est accélérée durant la pandémie. Au sein des PME, les paiements en espèces et par chèque de compte de dépôt ont diminué respectivement de 33 % et 25 % au profit des virements Interac qui ont augmenté de 33 %.

Les petites entreprises ont aussi davantage utilisé les monnaies virtuelles (25 %), les transferts électroniques de fonds (23 %), les virements électroniques (21 %) et les cartes prépayées (20 %).

Le passage des paiements papier aux paiements électroniques a eu un effet négatif avec une augmentation des tentatives de fraudes. Celles-ci sont venues par le biais de différents canaux, soit les messages textes via un téléphone intelligent ou un appareil mobile (39 %), les courriels (38 %), les médias sociaux (34 %) ou encore les sites de vente au détail en ligne (25 %).

Toutefois, la moitié des PME (51 %) se disent mieux préparées pour reconnaître les fraudes liées aux paiements qu’avant la pandémie, et 47 % estiment savoir mieux comment se protéger contre ce fléau.

Elles se méfient ainsi davantage des courriels et des messages texte non sollicités (36 %), ne sont pas à l’aise de partager de l’information sur l’identité du payeur en ligne avec des sites ou des applications de commerce électronique (25 %).

Nombre d’entre elles ont également renoncé à utiliser des applications de médias sociaux, comme Facebook, Instagram et LinkedIn à des fins professionnelles (22 %) ou des applications comme Uber et Trip Advisor (17 %).