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Les processus d’évaluation utilisés par les institutions financières afin d’octroyer des financements aux entreprises devraient être modifiés afin d’intégrer des facteurs reliés à la crise actuelle causée par la pandémie, note Forbes.

« Les gestionnaires du risque de crédit doivent mettre à jour leurs cadres de crédit d’entreprise existants pour faire du risque opérationnel un élément important dans la façon dont ils noteront les emprunteurs d’entreprise, explique Mayra Rodriguez Valladares dans les pages du magazine économique. Tout comme les chefs d’entreprises ne peuvent pas se comporter et penser comme ils le faisaient avant la crise de COVID-19, quiconque accorde des crédits aux entreprises ne le peut pas non plus. »

Pour cela, elle recommande que les institutions financières revoient leur protocole afin d’y intégrer des données telles que le changement de la main-d’œuvre ou les processus de production et leurs prestations de service à la suite de la pandémie.

Selon l’experte, en ce qui concerne les employés, chaque entreprise doit se munir d’un plan de relève détaillé et mis à jour régulièrement, afin de pouvoir agir « dès que les dirigeants subissent des répercussions de la COVID-19 ».

La pandémie ayant forcé beaucoup d’employés à travailler de la maison, un des risques à prendre en compte est relié à l’utilisation des différentes technologies. L’utilisation massive de plateformes telles que Zoom ou Skype ainsi que des outils de stockage à distance peuvent représenter un risque de cybersécurité considérable, et donc influencer la sécurité d’une entreprise et sa viabilité dans un contexte d’évaluation de crédit.

L’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM) a d’ailleurs récemment obligé les sociétés de placement à signaler tout incident en cybersécurité.

Le Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC), programme d’aide instauré par le gouvernement à la suite de la pandémie, prendra fin au mois d’octobre, et les entreprises auront besoin de s’approvisionner en liquidités auprès des institutions financières. Celles-ci ont tout intérêt à être prêtes à analyser adéquatement les besoins et les risques de leurs clients afin d’éviter une recrudescence des défauts de paiement.