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Selon une récente étude de KPMG, une deuxième vague de la COVID-19 pourrait être fatale pour 31 % des petites et moyennes entreprises (PME), qui sont actuellement en train de se battre pour leur survie.

Les dirigeants de ces entreprises craignent principalement de ne pas détenir les capitaux nécessaires pour traverser une crise supplémentaire créée par une deuxième vague du virus.

« Nous sommes à un moment charnière qui pourrait propulser ou détruire de nombreuses petites et moyennes entreprises, prévient John Cho, associé et leader des Services-conseils transactionnels à KPMG. Ces entreprises sont l’épine dorsale de l’économie canadienne et, jusqu’à présent, nous avons vu quelques cas d’insolvabilité. Mais les inquiétudes concernant une deuxième vague qui mènerait à une autre fermeture font qu’un répondant sur quatre envisage sérieusement de quitter son entreprise. »

Faisant face à des craintes grandissantes concernant leurs coûts de survie et leur incapacité d’obtenir du financement, près du quart des répondants au sondage (23 %) ont déclaré regretter ne pas avoir vendu leur entreprise plus tôt, tandis que 24 % d’entre eux cherchent à vendre leur entreprise en ce moment.

Selon KPMG, la pandémie présente quand même des perspectives de croissance pour certains dirigeants.

« Tandis que l’incertitude économique provoque beaucoup d’angoisse chez les entrepreneurs, dont plus de la moitié essayent simplement de survivre, il y a aussi un autre groupe de propriétaires qui se sont bien positionnés pendant la pandémie et qui y voient une opportunité de développer leur entreprise soit à l’interne, soit en achetant des actifs en difficulté », note le rapport.

Par ailleurs, 29 % des entrepreneurs canadiens déclarent avoir l’intention de développer leur entreprise en achetant un concurrent, un fournisseur ou en se diversifiant dans un autre secteur.

« Si les sept derniers mois ont entraîné de nombreuses perturbations dans notre économie, les entreprises qui avaient investi dans la technologie numérique avant la pandémie – ou qui l’ont fait rapidement lorsqu’elle a frappé – voient de réelles possibilités de croissance pour l’avenir, déclare John Cho. Ces entreprises sont susceptibles d’être les principaux moteurs de notre relance économique. »