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Le crédit privé a le vent dans les voiles depuis quelques années et peut représenter une bonne occasion d’investissement, à condition de bien le comprendre, rappelle un récent article publié par Benefits Canada.

Si le crédit privé fait autant parler de lui, c’est que les réglementations plus sévères envers les banques introduites dans la foulée de la crise financière de 2007-2008 ont réduit le risque qu’elles peuvent prendre dans les prêts et les investissements de leurs fonds propres.

Au Canada, selon tradingeconomics.com et Statistique Canada, la valeur du secteur du crédit privé a atteint 4 260 331 millions de dollars canadiens en juin 2018, un record depuis 1969. Ce secteur connaît une hausse constante depuis l’an dernier. Depuis 1969, il a valu en moyenne 1 264 589 millions de dollars. Aux États-Unis, il était de 9 380 milliards de dollars américains (12 244 G$ CA) en juillet 2018.

UN SECTEUR DIVERSIFIÉ

« Le prêt privé, ce n’est pas seulement du prêt à une entreprise, cela s’étend à plusieurs secteurs, incluant l’immobilier commercial, les prêts aux consommateurs et les hypothèques résidentielles », rappelle Christian Stracke, directeur général et chef mondial de la recherche sur le crédit de PIMCO.

Le problème pour l’investisseur est de s’assurer de s’exposer efficacement au crédit privé et non simplement d’acheter du risque. Selon Christian Stracke, le crédit privé offre l’opportunité de pouvoir obtenir de meilleurs rendements en raison d’une prime pour ces produits, qui sont peu liquides et complexes. Autrement dit, le crédit privé n’est pas seulement corrélé à son niveau de risque. Cela permet de miser sur de bonnes occasions d’investissement. C’est le cas, par exemple, dans les prêts hypothécaires résidentiels, lorsque certains, comme les propriétaires de PME, ont de la difficulté à obtenir des prêts.

« Ces hypothèques offrent une mise de fonds de 30 pour cent et il faut avoir une très bonne note de crédit FICO, explique Christian Stracke. Quand on compare cela aux hypothèques traditionnelles, on constate que la qualité du crédit est très bonne. »

PLUSIEURS PETITS ŒUFS DANS LE PANIER

Les prêts aux consommateurs et l’immobilier commercial ont aussi été en partie délaissés par les banques. Le crédit privé peut offrir de belles occasions dans ces secteurs, lorsque l’on peut rassembler plusieurs petits prêts de bonne qualité. Christian Stracke donne l’exemple de dentistes ou de médecins à la recherche de capital pour construire ou agrandir leur pratique.

Reste que le crédit privé exige un certain doigté et une bonne connaissance des avantages et inconvénients qu’il représente. Donc avant de vous lancer, posez-vous ces questions : vos clients vous présentent-ils de telles occasions d’investissements? Sont-ils séduits par les rendements plus élevés que promettent certains investissements de ce type?