Dmitriy Shironosov / 123RF

Quitter le travail à 17 h est de plus en plus un luxe pour plusieurs employés nord-américains. Les travailleurs restent au bureau plus longtemps qu’il y a cinq ans, une tendance qui a pour conséquence d’augmenter le désengagement des employés, selon un nouveau sondage.

Près de 67 % des employés au Canada et aux États-Unis passent « beaucoup plus » d’heures au bureau, comparativement à 2008, si l’on se fie aux données compilées en 2013 par Right Management, l’équipe chargée de la gestion du talent et des carrières au Groupe Manpower. Un autre 10 % des employés disent travailler « un peu plus » par rapport à 2008.

« Travailler de plus longues heures, sans motivation ou engagement mène au désengagement », explique Right Management. La participation des employés est souvent analysée parce que les employés, qui font plus avec moins et dont les budgets ont diminué, sont de plus en plus stressés et mécontents.

Ces données sont recueillies dans un contexte où les employeurs font face à une pénurie de compétences, et ce, malgré les hauts taux de chômage dans de nombreux pays. Les entreprises reconnaissent donc qu’aujourd’hui, le talent est leur seul avantage quant à leurs concurrents, croit Right Management.

« Il y a des projets ou des dates de tombée qui supposent de travailler de longues heures, explique Matt Norquist, président directeur de Right Management pour le nord-est de l’Amérique du Nord. Mais les dirigeants doivent réaliser l’intensité de la charge de travail de leurs employés en dialoguant et en harmonisant le travail que doit faire l’employé et les ambitions de ce dernier avec les objectifs stratégiques plus larges de l’entreprise. »

Le sondage a interrogé 325 employés entre août et septembre derniers.

Cet article a paru sur le site de Benefits Canada.