« Cette initiative permettra de donner un peu d’oxygène aux PME, puisque les charges sur la masse salariale sont reconnues comme étant souvent les plus nuisibles à l’emploi ».

C’est ainsi que la présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), Françoise Bertrand, a accueilli la baisse du taux de cotisation à l’assurance-emploi pour les PME annoncée par le ministre fédéral des Finances, Joe Oliver.

En saluant cette annonce, la FCCQ a rappelé à quel point le dossier de l’allègement de la fiscalité des entreprises est de première importance dans l’atteinte de leurs objectifs concurrentiels et de production. Rappelons que les employeurs québécois assument déjà 45 % de plus de taxes sur la masse salariale que partout ailleurs au Canada.

« Nous espérons que cette mesure permettra aux PME d’investir davantage dans les équipements, la formation et la technologie, pour qu’elles puissent ainsi augmenter leur productivité. Cette initiative apparaît d’autant plus appropriée que le régime d’assurance-emploi s’achemine vers des surplus et qu’il vaut mieux réduire les cotisations qu’affecter ces surplus à d’autres fins, comme cela a été fait dans le passé », a ajouté Mme Bertrand.

Autre son de cloche chez les syndicats

Les différentes bannières syndicales ont toutefois vivement dénoncé les baisses de cotisation à la caisse d’assurance-emploi, qualifiant l’annonce de « mesure purement électoraliste aux frais des chômeurs ».

« Le gouvernement prétend que cette mesure vise à créer de l’emploi, or, à partir de 1994, le taux de cotisation par tranche de 100 $ a diminué 14 fois consécutives, passant de 3,07 $ à 1,73 $, et la création d’emplois n’a pas été au rendez-vous », souligne le vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jean Lacharité.

« Harper et ses conservateurs continuent le saccage de l’assurance-emploi commencé en mars 2012, ajoute le secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Serge Cadieux. Ils diminuent les revenus de la caisse de 550 M$ sur deux ans sans même exiger des entreprises qui bénéficieront de ce nouveau crédit d’impôt qu’elles ne créent d’emplois réguliers à temps plein en contrepartie. »

La Centrale des syndicats démocratiques (CSD) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) se sont également opposées à cette mesure.

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