Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à demander des soins pour surmonter la dépression, démontre une récente étude de Morneau Shepell.

L’entreprise a profité de la Semaine nationale de la santé mentale, qui se tient du 2 au 8 mai, pour en livrer les résultats.

Ainsi, 63,9 % des employés ayant recours au programme Soins de la dépression, offert par la firme de services-conseils, sont des femmes. Parmi celles-ci, plus du quart (28,6 %) ont plus de 50 ans.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 400 millions de personnes sont aux prises avec la dépression. Bien que la maladie touche les deux sexes, elle est plus répandue et persistante chez les femmes. En ce qui concerne la maladie mentale chez les femmes, les troubles dépressifs comptent pour 41,9 % de l’ensemble des diagnostics posés, mais souvent ils ne sont pas détectés.

« Malgré la prévalence élevée des problèmes de santé mentale, nous observons de nombreux obstacles, comme la stigmatisation, une protection médicale insuffisante et un accès limité aux soins fournis par des professionnels, qui font en sorte que les Canadiens souffrent souvent en silence », indique Barbara Veder, vice-présidente, Services cliniques et responsable de la recherche chez Morneau Shepell.

LES EMPLOYEURS PEUVENT AIDER

La dépression est la première cause d’invalidité dans le monde, touchant une personne sur dix. Selon Stonebridge, la maladie mentale coûte entre 20 et 51milliards de dollars à l’économie canadienne chaque année.

La recherche de Morneau Shepell montre toutefois un rendement du capital investi de 4,80 $ pour chaque dollar consacré par les employeurs à son programme Soins de la dépression. Ainsi, la firme constate une amélioration moyenne des absences au travail d’environ 32 % et une amélioration moyenne de la productivité au travail d’environ 51,9 %.

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