La rémunération des stages obligatoires dans les parcours d’études demeure un dossier d’importance pour les futurs professionnels et les gestionnaires d’entreprise. La Commission jeunesse du Parti libéral du Québec (CJPLQ) a pris position en faveur d’une telle mesure lors de son plus récent congrès il y a quelques jours, au grand bonheur des fédérations étudiantes.

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) ont salué la résolution, qui recommande au gouvernement du Québec de mieux encadrer les stages en entreprise.

Les jeunes libéraux souhaitent qu’il s’engage à :

– Instaurer la notion de stagiaire dans la Loi sur les normes du travail et dans la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles, afin que les stagiaires bénéficient des mêmes protections que les employés réguliers;

– Obliger toute entreprise à rémunérer un stagiaire après 300 heures de travail;

– S’assurer que la Commission des normes du travail réglemente les stages rémunérés en entreprise dont la durée excède 300 heures lorsqu’ils ne sont pas effectués dans le cadre d’un parcours scolaire, donnant ainsi aux entreprises la flexibilité nécessaire pour évaluer leurs besoins en stagiaires;

– Garantir que les stages finaux obligatoires dans le cadre d’un parcours universitaire soient eux aussi rémunérés.

Réactions

À la sortie du congrès, les représentants des fédérations étudiantes se sont dit confiants « de faire cheminer cette résolution au sein du gouvernement », plus précisément auprès du ministre de l’Enseignement supérieur, Yves Bolduc.

« Il est grand temps que le travail des étudiants-stagiaires soit pleinement reconnu pour qu’ils puissent se concentrer sur leur réussite, avant de se concentrer sur leurs angoisses financières », a déclaré Alexis Tremblay, président de la FECQ.

Jonathan Bouchard, président de la FEUQ, a rappelé que dans la majorité des cas, les stages finaux impliquent une prise en charge complète des responsabilités liées à un travail, et ce, sans rémunération.

« Les étudiants en éducation, par exemple, se chargent d’une classe scolaire à temps plein pendant près de trois mois sans aucune compensation financière, lors de leur quatrième stage obligatoire », a-t-il fait valoir.

Les probabilités de voir la proposition être adoptée seraient « très bonnes », estime Geneviève Benoît, coordonnatrice aux communications pour la CJPLQ.

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