L’analyse des données sur la participation aux régimes collectifs représente un défi de taille pour bon nombre de conseillers. Heureusement, de nouveaux outils conviviaux permettent d’identifier les enjeux reliés à un régime sans avoir à fouiller dans des montagnes de chiffres.

Les régimes collectifs peuvent vraiment aider les employés à épargner en vue de la retraite. Toutefois, les participants à un régime, aussi bien administré soit-il, pourraient ne pas atteindre leurs objectifs de retraite s’ils ne profitent pas de toutes les possibilités que le régime leur offre. Il est donc important que les conseillers travaillent de près avec les responsables de régimes pour optimiser les caractéristiques du régime et permettre aux participants d’en profiter au maximum. C’est ici que l’analyse de données, ou l’analytique, peut être utile.

Pendant longtemps, l’analyse de données consistait à parcourir des données statiques présentées sous forme de tableaux complexes et donnait des résultats incertains. Aujourd’hui, les fournisseurs de régimes ont commencé à offrir des outils d’analyse qui simplifient et accélèrent l’exercice.

« Chaque client veut que ses données aient un sens pour lui. Au lieu d’offrir le même format à tout le monde, nous proposons des rapports qui peuvent être personnalisés. Il peut s’agir simplement de placer les lignes et les colonnes dans un ordre spécifique ; mais même ce type de souplesse n’était pas possible auparavant », explique Agnes Gagliardi, consultante principale, développement des produits, régimes d’épargne et de retraite collectifs à la Standard Life.

Cerner les enjeux

« Les régimes de retraite contiennent certaines options fixées par défaut. Toutefois, les participants doivent quand même confirmer si ces options leur conviennent et leur permettront de maximiser les chances d’atteindre leurs objectifs. L’analytique permet d’identifier en un clin d’œil ceux qui ne font pas cet exercice », poursuit Mme Gagliardi.

À la Standard Life, les employeurs ont accès à 35 rapports sur l’administration de leur régime (transactions financières, répartition de l’actif) et sa gouvernance (activités et engagement des participants) à partir d’un portail web convivial qui leur propose des rapports personnalisés en fonction de leurs demandes antérieures et de leurs préférences.

Le fait que beaucoup de participants ne fournissent pas de directives de placement est un enjeu courant dans l’industrie. En travaillant à créer des rapports, Mme Gagliardi et son équipe ont constaté que le problème venait plutôt du faible taux d’inscription ou du fait que les participants ne profitent pas de tous les avantages de leur régime.

« Plusieurs participants laissent de l’argent sur la table. Par exemple, leur taux de cotisation peut avoir été fixé par défaut à 3 %, tandis que leur régime permet une cotisation de contrepartie de l’employeur pouvant atteindre 5 %. Si un participant ne révise pas son taux de cotisation ni ne l’augmente, il ne profitera pas de toute la cotisation de contrepartie de son employeur et perdra ainsi de l’argent. Il est important que tous comprennent les conséquences de leur inaction », dit Agnes Gagliardi.

De l’analyse à l’action

Puisque l’analytique se base sur les données courantes, les responsables de régimes et leur conseiller peuvent rapidement passer en mode solution. En général, c’est la communication qui est la clé.

« Une fois les mauvais comportements identifiés, il est possible d’organiser des campagnes ciblées. Si, par exemple, les participants d’un groupe d’âge spécifique n’ont pas revu ou confirmé leurs directives de placement, nous pouvons utiliser des outils de communication dont le contenu est pertinent pour ce groupe d’âge. Les jeunes n’ont pas les mêmes intérêts que les personnes plus âgées », dit Mme Gagliardi.

Le conseiller peut travailler avec le responsable de régimes et le fournisseur de services afin de déterminer la meilleure approche pour régler les problèmes. Il peut s’agir simplement d’une affiche à la cafétéria ou d’une journée d’information sur les régimes de retraite.

Un rôle proactif pour les conseillers

Les conseillers peuvent utiliser l’analytique pour résoudre de grands enjeux, comme la conception du régime, ou utiliser les rapports pour s’occuper d’enjeux personnels lors de rencontres individuelles.

« L’analytique aide les conseillers à mieux satisfaire leurs clients. Ils voient les mêmes données qu’eux, mais leur expertise leur permet de proposer des idées qui ne viennent pas toujours à l’esprit des employeurs », dit Agnes Gagliardi

Certains conseillers favorisent une approche personnelle auprès des participants ; certains rapports sont justement conçus pour les rencontres individuelles, comme ceux portant sur les participants n’ayant pas fourni de directives de placement.

« Le conseiller peut démontrer visuellement aux participants les conséquences sur la croissance de leurs actifs de conserver les options par défaut du régime, en comparant leurs résultats avec ceux obtenus par des participants du même âge qui ont fourni leurs propres directives, explique Agnes Gagliardi. Ce type de discussion motive vraiment les gens à mieux prendre leurs responsabilités pour atteindre leurs objectifs d’épargne-retraite. »

Pour plus d’information concernant l’analyse des données, visionnez ce vidéo fourni par Standard Life.