Entreprises et universités ont besoin l’une de l’autre. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et Léger Marketing.

Comme l’indique son titre, l’étude Collaborations universités-entreprises : le regard des centres et chaires de recherche s’est intéressée aux points de vue des universitaires et des chercheurs. En tout, 131 responsables québécois ont été interrogés en septembre dernier.

Ce qui ressort, c’est que la grande majorité (82 %) des chaires et centres de recherche jugent les collaborations avec les entreprises pertinentes. Cette opinion grimpe même à 92 % dans les secteurs des sciences naturelles, du génie et de la santé. Par comparaison, la même étude auprès des entreprises en 2011 avait montré que 50 % d’entre elles étaient du même avis.

Outre le financement par des entreprises privées (66 % des centres ou chaires en ont reçu), les trois types de collaborations les plus courants sont la recherche contractuelle (53 %), la recherche collaborative (52 %) et les stages en entreprise (26 %).

C’est avec les petites entreprises de moins de 50 employés que les répondants ont collaboré davantage (62 %). La proportion atteint 51 % pour les entreprises de 51 à 500 employés, et 53 % pour les entreprises de plus de 500 employés (les répondants pouvaient nommer plus d’un type d’entreprise).

De façon générale, les principales forces qui motivent les centres et chaires de recherche à établir des collaborations avec les entreprises privées sont : la possibilité de tester des applications pratiques de la théorie (63 %), l’attraction de nouveaux contrats de recherche (55 %) et le souhait de demeurer au fait des enjeux de l’industrie 
(47 %).

Aussi, dans une grande proportion (77%), il semble que ce soient les centres et chaires de recherche universitaires qui initient les partenariats avec les entreprises.

«La pertinence des liens entre les entreprises et les institutions universitaires a parfois été remise en question. Il nous apparaissait donc important d’approfondir notre compréhension des collaborations entreprises-universités mais en cherchant cette fois-ci à connaître la perception des centres et chaires de recherche universitaires québécois. Les résultats sont très intéressants et révèlent notamment le souhait des universités et centres de recherche d’établir autant que possible des objectifs communs de recherche avec les entreprises et de miser sur la complémentarité des compétences de part et d’autre. Cela est particulièrement vrai dans les secteurs à forte valeur ajoutée comme les sciences naturelles, le génie et les sciences de la santé», indique Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Pour consulter le sondage.