La fermeture économique pendant la pandémie et la récession qui en a résulté ont entraîné une augmentation des offres de départ volontaire pour ceux qui approchent de la retraite, note le Financial Post. Alors que vos clients évaluent leurs options, quatre points clés doivent être pris en compte avant de prendre une décision.

1. L’indemnité de départ

Accepter une retraite anticipée entraînera le versement d’une indemnité de départ volontaire. Le paiement est généralement basé sur un nombre prédéterminé de semaines de salaire versées pour chaque année de service d’un employé. Par exemple, il peut avoir droit à quatre semaines de service par an avec un nombre minimum et maximum de semaines de rémunération au total.

L’indemnité de départ versée en raison d’une retraite anticipée volontaire peut être plus généreuse que celle à laquelle un employé pourrait avoir droit si son poste prenait fin autrement. Un avocat en droit du travail peut indiquer ce que pourrait constituer une offre raisonnable selon l’employé et si les conditions de licenciement sont attrayantes.

Une indemnité de départ peut être versée sous forme d’une somme forfaitaire ou en maintenant un salaire un certain temps. Un paiement forfaitaire important peut mener à une facture d’impôt salée lorsqu’il est ajouté aux autres revenus pour l’année. Parfois, il peut être possible de reporter l’indemnité de départ ou une partie de celle-ci à une année d’imposition future, ou de faire effectuer des paiements sur plusieurs années. Cela peut entraîner une réduction de l’impôt à payer.

2. Perte des avantages sociaux

Le maintien du salaire peut également permettre à un employé d’être couvert par les prestations d’assurance collective d’un employeur pendant la période de paiement. Quoi qu’il en soit, la fin de l’emploi entraînera généralement la fin de la couverture à un moment donné, à moins qu’un régime de retraite ne soit offert.

C’est souvent une préoccupation pour les retraités potentiels. Les polices d’assurance maladie privées sont une option, mais l’auto-assurance l’est également. Un régime de soins de santé est idéal pour les employés, car le coût est réparti entre plusieurs participants et les employeurs peuvent couvrir une partie ou la totalité du coût.

3. Régimes de retraite et plan d’épargne d’entreprise

Les employés qui ont un régime de retraite au travail peuvent avoir une décision importante à prendre lorsqu’ils quittent leur employeur.

Les régimes de retraite à prestations déterminées (PD) versent un montant mensuel au retraité. Les paiements peuvent généralement commencer entre 55 et 65 ans. Au-delà du choix du moment où commencent les versements, il peut également y avoir des options de paiement. Elles pourraient inclure des options pour le conjoint survivant, une période de paiements garantis si un retraité décède à un jeune âge, ou d’autres choix potentiels.

Certains retraités peuvent choisir de prendre un paiement forfaitaire à la valeur actualisée et renoncer à leurs futures prestations. Une partie ou la totalité de ce versement sera admissible à un transfert à imposition différée vers un compte de retraite immobilisé, mais certains peuvent être assujettis à l’impôt au cours de l’année du paiement.

Les employés ayant des régimes de retraite à cotisation déterminée (CD) peuvent être en mesure de transférer leur régime dans un compte de retraite immobilisé d’une autre institution financière ou de laisser le régime en place avec leur fournisseur actuel. Les frais pour les options d’investissement des retraités peuvent être compétitifs par rapport aux options externes.

4. Planification de la retraite

Pour ceux qui sont prêts à prendre leur retraite, l’un des défis consiste à décider du calendrier des paiements. Outre les régimes PD et CD, dont les prestations peuvent être initiées immédiatement ou différées, il existe des options de retraite gouvernementales.

Un retraité de 60 ans ou plus a la possibilité de commencer à bénéficier d’un ou des deux régimes de retraite du gouvernement fédéral. Les versements du Régime de pensions du Canada (RPC) peuvent commencer dès l’âge de 60 ans ou jusqu’à 70 ans (même chose pour le Régime de rentes du Québec, qui s’applique dans la province au lieu du RPC) . La Sécurité de la vieillesse (SV) peut commencer dès 65 ans ou jusqu’à 70 ans. Plus un bénéficiaire touche ses versements tard, plus les paiements mensuels sont élevés.