Personne âgée marchant avec un déambulateur.
Photo : Akhararat Wathanasing / 123RF

Deux travailleurs canadiens sur 10 se sont déjà absentés du bureau pour prendre soin d’un proche, mais un seul sur trois estime qu’il pourrait assumer la perte de revenu qu’il subirait s’il devait cesser de travailler durant trois mois pour ce même motif, selon RBC Assurances.

Pour aider ses clients qui le souhaitent à surmonter « le fardeau émotionnel, mental et financier qu’assume un proche aidant », l’institution financière  a annoncé mardi avoir lancé un avenant « Soins de compassion familiale » avec certains de ses régimes d’assurance invalidité. Soulignant qu’il s’agit d’« une première dans l’industrie », RBC affirme qu’elle a ainsi voulu « combler une lacune et permettre aux clients de prendre congé pour s’occuper d’un enfant ou d’un conjoint atteint d’une maladie en phase terminale ».

Le nouvel avenant prévoit le versement d’une prestation mensuelle à la personne assurée et lui laisse le choix de s’absenter du travail ou de réduire ses heures de travail. Le but de cette disposition est de soutenir financièrement un aidant naturel en lui permettant de mieux faire face à certaines difficultés matérielles, comme la nécessité de devoir déménager ou de faire des rénovations à la suite de la maladie ou de la blessure d’un proche.

« NE PAS AVOIR À SE PRÉOCCUPER DE SES FINANCES »

« C’est la plus récente étape franchie par RBC Assurances dans le cadre de sa démarche visant à offrir des produits et services de valeur pour aider ses clients. En faisant en sorte qu’il soit plus facile de prendre soin de ses proches, RBC offre aux familles plus d’options pour mieux équilibrer leurs responsabilités professionnelles et personnelles », indique la compagnie d’assurances dans un communiqué.

« Apprendre que son conjoint ou son enfant est atteint d’une maladie mortelle est dévastateur, et la dernière chose dont on veut avoir à se préoccuper est ses finances. Et bien que bon nombre de Canadiens aient des façons de protéger leur revenu s’ils tombaient malades, il n’existait aucune option leur permettant de s’absenter du travail pour prendre soin d’un proche », précise Maria Winslow, directrice générale principale chez RBC Assurances.

« L’idée de cette option nous est venue après qu’une collègue, qui avait appris que son enfant était atteint du cancer, a dû rester à la maison pendant une longue période pour gérer les soins et le régime de traitement. Nous avons alors vu que certaines personnes étaient incapables de travailler ni même de gérer leurs activités quotidiennes alors qu’elles cherchaient à faire face au diagnostic de leurs proches, et nous voulions trouver une solution pour atténuer quelque peu ce stress », ajoute la dirigeante.