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L’âge d’or des cryptomonnaies n’est pas encore arrivé, car elles devront d’abord passer par une bonne crise d’adolescence et par une reconnaissance des autorités réglementaires.

Il ne fallait pas se ruer sur les cryptomonnaies en 2017 : ceux qui l’ont fait enregistrent entre 60 % et 80 % de pertes. Et en 2018, les investisseurs restants sont avant tout les initiés, observe Myret Zaki, la rédactrice en chef du magazine d’affaires suisse Bilan

Celle-ci fixe les conditions pour que l’intérêt des investisseurs revienne…

LA PURGE A COMMENCÉ

Il faut tout d’abord que les cryptomonnaies fassent leur crise d’adolescence, ce qui se doit se traduire par une purge. La bonne nouvelle est que celle-ci a déjà commencé, avec l’éclatement de cette bulle à la fin de l’année passée, suscitant une méfiance brutale envers de nombreuses cryptomonnaies.

Pour l’heure, ce manque d’intérêt rend encore plus difficiles les lancements de nouvelles monnaies virtuelles, surtout les plus petites. Et seules les principales cryptomonnaies pourraient subsister.

EN ATTENDANT LES AUTORITÉS

Le signal de la reprise sera donné quand les autorités réglementaires donneront un cadre clair aux cryptomonnaies, explique Myret Zaki en citant Stefan Kremeth, un gérant de fonds. « Si cela se produit, les investisseurs de la première heure seront moins intéressés par ce marché, mais pour le marché de masse, c’est là que tout va commencer, car la classe d’actifs deviendra alors réellement investissable », indique M.Kremeth.

Pour l’instant, 99 % des institutionnels évitent les cryptomonnaies, « mais il y aura une prochaine vague d’investisseurs », promet celui qui dit attendre le moment propice pour lancer un fonds basé sur les cryptomonnaies.