Photo : Kamil Macniak / 123RF

Les investisseurs sont particulièrement craintifs dans le contexte actuel de marché baissier. Mais ce n’est pas une raison pour paniquer.

Après plus d’une décennie de croissance presque ininterrompue, les investisseurs ne sont plus habitués à voir les marchés en baisse durant plusieurs mois.

Certains investisseurs n’ont pas vécu la crise de 2008, ni celle de la bulle techno au début du siècle. Ils ne possèdent pas l’expérience – douloureuse pour les portefeuilles – d’une destruction de valeur et de pertes sèches. Ils n’ont pas forcément intégré le fait qu’un cycle boursier est composé de phases haussières en alternance de phases baissières.

Bien sûr, tous ont hâte que la tendance baissière arrive à son terme. En attendant, la question qui est sur toutes les lèvres est celle-ci : quand les marchés renoueront-ils avec une hausse solide ?

Depuis 120 ans, on a assisté à 14 marchés baissiers, observe Advisorpedia. Ces périodes ont fait chuter les marchés de 33 % en moyenne, entre leur sommet et leur creux.

Parmi ces différentes phases, c’est la crise de 2008 qui ressemble le plus à la période que nous vivons présentement. Les marchés ont vu leur hausse brusquement interrompue, avant de tenter un rebond… sans succès. La prochaine inflexion à la baisse confirmera que nous sommes en présence d’une récession.

Il faudra alors être vigilant aux signes de retournement à la hausse, qui se traduiront par des phases alternées de hausses et de baisses en attendant de trouver un équilibre de croissance.

En attendant le retour à un marché haussier, les investisseurs devront demeurer disciplinés… malgré le stress, voire la panique. Ils voient la valeur de leurs placements s’effriter, et sont tentés de réagir afin d’avoir l’impression de prendre le contrôle de la situation.

Or, ce contrôle réside avant tout dans le maintien de leur discipline d’investissement. C’est cette maîtrise qui leur évitera d’encaisser leurs pertes en vendant au plus bas. Ils doivent se souvenir qu’un creux ne peut qu’être suivi d’une hausse, par définition. Le plus difficile est d’attendre ce retour à la hausse.